Atos améliore sa rentabilité opérationnelle 2015

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PARIS (Reuters) - Atos a fait état d'une rentabilité meilleure qu'attendu en 2015 et a dit viser une nette progression de sa marge en 2016, grâce notamment à de moindres dépenses de restructuration.

La société de services informatiques et d'ingénierie (SSII) a fait état mercredi d'un résultat d'exploitation de 883,7 millions d'euros, nettement supérieur aux 806,7 millions attendus par les analystes du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, pour une marge en hausse de 50 points de base à 8,3%.

Ses ventes, en ligne avec les attentes, ont totalisé 10,69 milliards d'euros en 2015, un chiffre quasiment stable (+0,4%) à périmètre et taux de change constants et en progression de 18,1% en données publiées.

La solide croissance de Worldline (+4,7%) - spécialiste des paiements en ligne dont Atos détient encore plus des deux tiers du capital - et des activités du groupe au Royaume-Uni et en Irlande (+5,5%) ont été contrebalancées par un net recul en Allemagne (-4,6%) et en Amérique du Nord (-2,0%).

"Avec une solide dynamique commerciale au quatrième trimestre et une forte visibilité fournie (...) par des contrats pluriannuels, nous sommes parfaitement positionnés en 2016 pour continuer d'améliorer la croissance de notre chiffre d'affaires et accroître substantiellement notre profitabilité", note Thierry Breton, PDG du groupe.

Pour 2016, Atos table sur une croissance de son chiffre d'affaires supérieure à 8% à taux de change constants et prévoit de porter sa marge de 9% à 9,5%.

Le groupe, qui a dépassé son objectif 2015 de flux de trésorerie disponible, à 450 millions d'euros au lieu des 420 millions attendus, se fixe aussi pour objectif d'atteindre un free cash flow d'environ 550 millions en 2016.

"Les chiffres sont meilleurs qu'attendu et (...) la prévision de marge est très rassurante quant à la dynamique empruntée par Atos", souligne un analyste sous couvert d'anonymat.

Ils ont été bien accueillis en Bourse, où le titre rebondit après avoir cédé 16,7% depuis le début de l'année.

A 10h30, il progresse de 3,9% à 67,01 euros, signant la deuxième plus forte hausse du SBF 120 qui recule de 1,5% au même moment.

Le bénéfice net part du groupe progresse de 53,2% à 406,2 millions d'euros et le dividende proposé à 1,10 euro, contre 0,80 euro au titre de 2014.

(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)

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