Atlético : Filipe Luis, l'enfant de Calderon

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Après une saison décevante à Chelsea, Filipe Luis est rentré chez lui, à l’Atlético Madrid, l’été dernier. La meilleure décision possible tant le latéral gauche brésilien brille à nouveau avec les Colchoneros.

Filipe Luis n’est pas le plus glamour des Brésiliens. A 30 ans, celui qui ne compte qu’une petite vingtaine de sélections avec la Seleçao n’est même pas une star en son pays. Sa maison à lui, c’est Vicente Calderon. Dans l’antre de l’Atlético Madrid, le natif de Jaragua do Sul est un autre homme. Transformé. Electrisé par le mage Diego Simeone. Après huit belles saisons en Espagne, sous les maillots de La Corogne et de l’Atlético, l’arrière gauche aux longs cheveux châtains avait tenté sa chance en Angleterre la saison dernière. Mais à Chelsea, l’expérience fut décevante. Malgré un titre en Premier League avec les Blues, Filipe Luis n’a jamais percé outre-Manche. « Je n'ai jamais vraiment réussi à quitter l'Atlético. Je continuais à regarder les matchs, j'étais toujours dans ce club. Quand j'ai décidé de partir, je voulais essayer quelque chose de nouveau mais dès le premier jour, je savais que ce serait compliqué car j'avais quitté ma famille », se justifiait-il récemment.

Filipe Luis a été éblouissant contre le Barça

Une famille qu’il a décidé de retrouver sans hésiter. Là où certains traînent des pieds à rebrousser chemin pour ne pas donner l’impression que leur carrière peine à décoller, lui a préféré ne pas perdre plus d’une saison. Un choix payant. Avec les Colchoneros, l’international brésilien a retrouvé son meilleur niveau. En quart de finale de Ligue des Champions face au FC Barcelone, il a réuni en deux confrontations ce mélange qui fait de lui l’un des meilleurs spécialistes du poste. Une capacité à remporter ses duels malgré un physique en apparence frêle, une touche technique précise pour relancer et une faculté de projection vers l’avant dès la récupération du ballon. En fin de match à Vicente Calderon, la défense du Barça en a fait les frais. Une récupération devant sa surface, un une-deux avec Koke, un crochet dévastateur pour éliminer Mascherano et un penalty obtenu suite à une main d’Iniesta.

« Depuis tout jeune, je rêve de gagner ce trophée »

La semaine dernière, en demi-finale aller, il a éteint Kingsley Coman et encore participé activement au succès de son équipe (1-0). Une victoire qui permet aux Madrilènes de rêver d’une nouvelle finale, seulement deux ans après celle perdue face au Real Madrid. Comme beaucoup de ses coéquipiers, Filipe Luis en était. « Il y a beaucoup d'émotion maintenant qu'on peut atteindre une nouvelle finale. Depuis tout jeune, je rêve de gagner ce trophée : le brandir, l'embrasser et prendre une photo avec », confie-t-il sur le site de l’UEFA avant le déplacement à Munich. Un rêve que le Brésilien partage avec la grande famille de l’Atlético. Car c’est dans ce collectif sans star que s’épanouit le plus l’ancien défenseur de La Corogne. Peu reconnu au Brésil, adulé en Espagne, Filipe Luis est un caméléon. En attestent ses origines polonaises du côté de son père (son vrai nom est Filipe Luis Kasmirski). Mais sa famille, celle qui le sublime, c’est à Madrid qu’il l’a trouvée.
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