Athlétisme: Renaud Lavillenie devra encore attendre

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RENAUD LAVILLENIE DEVRA SE CONTENTER DE L'ARGENT À LA PERCHE
RENAUD LAVILLENIE DEVRA SE CONTENTER DE L'ARGENT À LA PERCHE

par Justin Palmer

MOSCOU (Reuters) - Comme Usain Bolt sur 100 mètres, Renaud Lavillenie survolait ces derniers mois la concurrence en saut à la perche; mais contrairement au Jamaïcain la veille, le Français n'a pas réussi à confirmer lundi son statut aux Mondiaux de Moscou.

Au lendemain du sacre du roi du sprint mondial, Shelly-Ann Fraser-Pryce a offert à la Jamaïque le doublé hommes-femmes sur la ligne droite comme il y a un an aux Jeux olympiques de Londres.

A l'époque, Renaud Lavillenie avait décroché l'or à la perche et, depuis ce soir-là, il n'avait cessé de réaffirmer sa suprématie en multipliant les sauts à plus de 5,90 mètres.

Rien ne semblait donc pouvoir l'empêcher de monter cette fois-ci sur la plus haute marche du podium, quatre ans après sa deuxième place aux Mondiaux de Berlin et deux ans après une nouvelle deuxième place à Daegu (Corée du Sud).

Mais l'Allemand Raphael Holzdeppe a prouvé que le Français n'était pas invincible. Il a sauté à 5,89 mètres dès sa première tentative, contrairement à Renaud Lavillenie qui s'y est pris à plusieurs fois.

Le Clermontois, venu en Russie chercher l'or, a donc dû se contenter de la médaille d'argent.

"Je suis quand même content de revenir de Moscou avec au moins quelque chose", s'est consolé sur France Télévisions le perchiste qui s'est déjà fixé pour objectif de conserver son titre olympique dans trois ans.

AU MILLIÈME DE SECONDE PRÈS

Cette année, il était le seul homme au-delà des six mètres. Mais il a aussi connu quelques signaux d'alarme comme au meeting de Lausanne début juillet, où il n'a franchi aucune barre, ou à Rome, où Raphael Holzdeppe a sauté plus haut que lui.

"Je l'avais déjà battu cette année et je savais que quand on le met sous pression, il est battable", a expliqué le nouveau champion du monde. "Donc, j'ai réussi mes sauts à mes premiers essais et j'avais l'avantage de sauter avant lui."

"Quand il s'est élancé pour sa dernière tentative (à 5,96m), j'étais très nerveux... Mais maintenant, la fête peut commencer."

Comme Renaud Lavillenie, d'autres ont attendu longtemps, mais ont fini par obtenir ce qu'ils voulaient - l'or mondial -, à l'image de l'Américain David Oliver, sacré à 31 ans sur 110m haies pour la première fois de sa vie.

La Britannique Christine Ohuruogu a patienté pendant six ans pour regagner le titre de championne du monde du 400 mètres conquis une première fois aux Mondiaux d'Osaka.

Elle s'est lancée dans une dernière ligne droite foudroyante pour battre au millième de seconde près la championne olympique en titre, la Botswanaise Amantle Montsho, qui semblait l'avoir emporté.

Moins patiente, la Néo-Zélandaise Valerie Adams, spécialiste du lancer du poids, est devenue la première femme à remporter quatre titres consécutifs de championne du monde d'athlétisme, toutes épreuves confondues.

Simon Carraud pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet

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