Athlétisme - Championnat d'Europe : courir après la reconversion

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Après deux titres européens en 2006 et en 2010, Yohann Diniz participe à ses troisièmes championnats d'Europe.
Après deux titres européens en 2006 et en 2010, Yohann Diniz participe à ses troisièmes championnats d'Europe.

À l'ombre des podiums, le quotidien des athlètes de haut niveau n'est pas toujours rose. Si le gratin des footballeurs, basketteurs, rugbymen et autres handballeurs (évoluant en Ligue 1, Pro A, Top 14 et autres D1) peut exercer sa discipline sereinement en bénéficiant de généreux émoluments, bien que des exceptions existent (1), la grande majorité des sportifs dits olympiques ne peuvent pas s'en sortir seuls. C'est le cas de ceux qui pratiquent l'athlétisme. Car, à moins d'être Usain Bolt, rares sont ceux dont les lendemains qui chantent sont assurés.

Alors, sur les 68 athlètes qui représentent la délégation tricolore lors de ces 22es championnats d'Europe d'athlétisme qui se déroulent à Zurich de mardi à dimanche, ils sont 22 à avoir déjà soufflé leur trentième bougie. Du coup, la réalité du sport étant ce qu'elle est, à partir de cette barrière symbolique, c'est la fin de carrière qui se dessine peu à peu à mesure que les championnats se succèdent. Se familiariser à une vie "classique", sans les "poussées d'adrénaline" générées par le sport, est une chose ; la reconversion en est une autre.

Travail et compétition

Les plus jeunes sont, pour l'immense majorité, inscrits dans des formations qu'ils mènent en parallèle de leur carrière, ce qui implique des aménagements d'emploi du temps. C'est le cas notamment de Clémence Calvin, médaillée d'argent du 10 000 mètres mardi soir, en seconde année à l'Institut...

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