ATHLETISME/Arnaud Assoumani: "Aux Etats-Unis, les gens ne regardent pas mon handicap"

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ATHLETISME/Arnaud Assoumani: "Aux Etats-Unis, les gens ne regardent pas mon handicap"
ATHLETISME/Arnaud Assoumani: "Aux Etats-Unis, les gens ne regardent pas mon handicap"

L'argent a eu un goût amer pour Arnaud Assoumani. Le grand gaillard à la coupe de cheveux courts et rastas n'était pas parti aux JO de Londres pour rapporter ce métal. Neuf mois plus tard, l'amertume est ravalée. Mais pour y arriver, il a fallu que le double champion du monde handisport du saut en longueur, qui remet son titre en jeu ce samedi à Lyon, change de vie. Arnaud Assouami, licencié à Nantes et né à Orsay (Essonne), est désormais résidant californien. Né sans avant bras gauche, l'athlète s'entraîne sous le soleil, dans les rangs du prestigieux « Santa Monica Tracks Club », le club au maillot bleu azur et étoilé qui a fait la gloire de Carl Lewis. « Aux Etats-Unis, les gens ne regardent pas mon handicap, confie Assoumani. Ils s'en moquent alors qu'en France, j'ai encore droit à des regards. Pas malsains mais maladroits. On se dit: « oh, le pauvre! ». Pas aux Etats-Unis. »

Grand favori à sa propore succession sur le sautoir de Lyon, candidat déjà déclaré à la médaille d'or à Rio en 2016, Arnaud Assoumani est un ambassadeur de la cause du sport handisports. Même si cette expression lui fait dresser les cheveux sur la tête. « Cette différence qu'on fait en France m'énerve, peste-t-il. Pourquoi différencier les handicapés des autres? Nous avons tous nos faiblesses. Pourquoi distinguer une place de parking pour les handicapés? Parce qu'ils se déplacent difficilement? Et alors, pourquoi ne pas en faire pour les personnes agées, ceux qui ont une jambe cassée ou ne voient pas bien ? Nous sommes tous différents» Et d'ajouter: « Le succès de Londres a fait avancer les choses. » Mais il y a encore du chemin à faire pour que valides et handicapés physiques ou cérébraux soient considérés comme égaux. « Le bon exemple est olympique. Jusqu'à Athènes, les Jeux paras étaient considérés comme secondaires, juste tolérés, pour faire plaisir. Depuis Pekin et Londres, ...

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