Athènes s'attend à recevoir une aide avant la mi-novembre

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LE PREMIER MINISTRE GREC ESPÈRE UNE AIDE AVANT LA MI-NOVEMBRE
LE PREMIER MINISTRE GREC ESPÈRE UNE AIDE AVANT LA MI-NOVEMBRE

BRUXELLES (Reuters) - La Grèce s'attend à recevoir une nouvelle tranche d'aide internationale avant la mi-novembre, date à laquelle le pays risque de se retrouver en situation se défaut, a déclaré vendredi le Premier ministre grec.

S'exprimant devant la presse lors du sommet européen à Bruxelles, Antonis Samaras a précisé que le pays ferait faillite si ces fonds n'étaient pas débloqués.

"Les réserves de liquidités seront épuisées le 16 novembre", a-t-il précisé.

Il a toutefois reconnu que les membres de la "troïka" - Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) ne s'entendent toujours pas sur les mesures d'économies qu'Athènes doit adopter pour pouvoir prétendre à la prochaine tranche d'aide, dans le cadre d'un plan de sauvetage de 130 milliards d'euros accordé en mars dernier.

La troïka suspend toujours l'attribution de 36 milliards d'euros à la réalisation de l'engagement d'Athènes de faire près de 12 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2013 et 2014.

Selon Antonis Samaras, les représentants européens ont reconnu les efforts d'Athènes pour accélérer les réformes. Néanmoins, la Grèce ne devrait pas parvenir à remplir ses objectifs budgétaires, alimentant les discussions autour d'une éventuelle sortie de la zone euro.

Plusieurs dirigeants européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel, François Hollande, ou encore le président du Conseil italien Mario Monti ont toutefois apporté en début de mois leur soutien à Athènes, a rappelé le Premier ministre.

Le FMI avait estimé début octobre que la dette grecque représenterait 153% du Produit intérieur brut (PIB) du pays en 2017, soit un niveau bien supérieur à l'objectif de 120% du PIB que le pays doit atteindre d'ici 2020, dans le cadre du plan de sauvetage.

Certains économistes estiment que la Grèce devra de nouveau opérer une décote sur sa dette après une restructuration des titres détenus par les créanciers privés qui a permis de réduire son endettement de 100 milliards d'euros en début d'année.

Harry Papachristou, Catherine Monin pour le service français, édité par Nicolas Delame

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