Athènes rembourse la BCE, nouvel appel à un scrutin anticipé

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par George Georgiopoulos ATHENES, 20 août (Reuters) - La Grèce a effectué jeudi un remboursement de 3,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE) après avoir reçu 13 milliards d'euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), premier versement du troisième plan international d'aide. Le conseil d'administration du MES a approuvé mercredi dans la soirée le nouveau programme de renflouement de 86 milliards d'euros étalés sur trois ans ainsi que le déblocage de ces premiers fonds visant à permettre à Athènes d'honorer ses dettes les plus urgentes. ID:nL5N10U3WX Athènes a puisé dans ces 13 milliards d'euros pour rembourser à la BCE des obligations parvenues à maturité. "Le paiement a été effectué, les fonds sont en route", a déclaré jeudi à Reuters une source gouvernementale ayant requis l'anonymat. Sur ces 13 milliards d'euros, 12 milliards seront consacrés au remboursement de la dette et le milliard restant "pourrait être utilisé pour régler des arriérés", a indiqué dans un communiqué le ministère grec des Finances. Parallèlement au versement de la première tranche d'aide, 10 milliards d'euros destinés à la recapitalisation des banques ont été déposés sur un compte séparé. La perspective d'un effondrement financier du pays ayant été écartée avec cette première tranche d'aide, le Premier ministre Alexis Tsipras doit maintenant gérer la crise politique liée à la fronde des députés de Syriza hostiles aux nouvelles mesures d'austérité exigées en contrepartie du plan d'aide. Le vice-ministre de la Culture Nikos Xydakis a indiqué mercredi qu'Alexis Tsipras n'avait encore rien décidé concernant d'éventuelles élections anticipées. ID:nL5N10U1IN Certains des frondeurs de Syriza menacent de quitter le parti et l'opposition soupçonne Alexis Tsipras de vouloir renvoyer les Grecs aux urnes uniquement pour régler cette crise interne. Le ministre de l'Energie Panos Skourletis, un proche d'Alexis Tsipras a jugé nécessaire d'organiser rapidement des élections anticipées avant le congrès de Syriza, prévu à l'automne. "La situation politique doit être éclaircie. Nous devons savoir si le gouvernement dispose ou non d'une majorité", a-t-il déclaré jeudi à la télévision publique ERT. (Myriam Rivet pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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