Athènes réduit ses investissements pour atteindre ses objectifs

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LA GRÈCE RÉDUIT SES INVESTISSEMENTS POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS
LA GRÈCE RÉDUIT SES INVESTISSEMENTS POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS

ATHENES (Reuters) - La Grèce a limité ses remboursements d'impôts et réduit ses investissements publics au mois de janvier afin de compenser la baisse de ses recettes fiscales et atteindre ses objectifs budgétaires, a annoncé lundi le gouvernement.

Ses recettes fiscales brutes ont été inférieures de 241 millions d'euros aux prévisions en raison d'une baisse des recettes de TVA liée à la récession dans le pays. Ses recettes ont chuté de 11% sur un an à 4,42 milliards d'euros.

Affectée par la politique d'austérité budgétaire du pays, les ventes de détail en Grèce chutent de plus de 10%, réduisant ainsi les recettes de la fiscalité indirecte.

Pour compenser cette baisse inattendue, l'Etat a limité ses remboursements d'impôts à 45 millions d'euros, par rapport à un objectif de 311 millions. Il a également ramené à 67 millions d'euros ses projets d'investissements publics, en retrait par rapport à l'objectif intermédiaire de 200 millions d'euros.

"Le solde était positif en janvier mais il n'y a pas de place pour la complaisance", a déclaré le ministre délégué aux Finances Christos Staikouras. "Rigueur et intensification des efforts sont exigés du côté des recettes."

Globalement, le budget de l'Etat - hors dépenses des collectivités locales et de sécurité sociale - affiche un excédent de 159 millions d'euros, après un déficit de 490 millions il y a un an, selon les données du ministère.

L'excédent primaire - hors intérêts de la dette - était de 398 millions d'euros, contre un déficit de 413 millions.

Embourbée dans la récession, la Grèce peine à atteindre les objectifs fixés dans le cadre des deux plans de sauvetage mis en place depuis 2010 pour un total de 240 milliards d'euros.

De nombreux observateurs doutent que l'Etat puisse continuer à avoir recours à de telles coupes dans les dépenses pour atteindre ses objectifs.

Harry Papachristou et George Georgiopoulos, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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  • NORDGHAZ le lundi 11 fév 2013 à 14:13

    de moins en moins d'arbres fruitiers et autres, tout pour le chauffage...

  • marshaka le lundi 11 fév 2013 à 13:45

    En effet, si la Grèce arrête de payer ses factures, son budget sera équilibré ! Bravo les économistes !

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