Athènes promet de coopérer de son mieux avec l'Eurogroupe

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(Actualisé avec citations ministre grec des Finances §4-5, responsable européen §10-11) ATHENES, 13 février (Reuters) - La Grèce fera le nécessaire pour s'entendre avec ses partenaires de la zone euro lors de la réunion des ministres des Finances prévue lundi, a promis le porte-parole du gouvernement. "Nous ferons tout notre possible pour qu'un accord soit conclu lundi. Si nous n'avons pas d'accord lundi, nous pensons qu'il sera toujours temps et qu'il n'y aura pas de problème", a déclaré Gabriel Sakellaridis sur Skai TV. Athènes et ses créanciers internationaux de la "troïka" (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) ont décidé jeudi de reprendre le dialogue après deux jours de discussions sans progrès à Bruxelles sur l'épineux dossier de la dette grecque. Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis estime dans un entretien au magazine allemand Der Spiegel à paraître samedi que la "décote" de la dette serait moins coûteuse pour les créanciers qu'un rééchelonnement de cette dette. "Tout le monde sait que la Grèce ne peut pas supporter le poids actuel de sa dette sans un nouvel accord", explique Varoufakis. "Je comprends que le gouvernement allemand veut éviter l'emploi du terme 'décote' mais cela serait une meilleure chose et ce serait moins coûteux pour les créanciers qu'une prolongation de prêt", poursuit-il. Les ministres des Finances de la zone euro et la Grèce avaient dressé la veille le constat de leur incapacité à s'entendre à l'issue d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe et s'étaient donné rendez-vous lundi. Il s'agira de trouver des éléments de convergence entre le plan d'aide actuel et le programme politique du nouveau gouvernement grec, qui souhaite rompre avec les politiques d'austérité associées à cette aide financière. ID:nL5N0VM6UJ "L'objectif, pour l'équipe chargée des négociations sur les questions techniques est de finaliser une proposition qui sera soumise au groupe de travail Eurogroupe lundi à midi puis à l'Eurogroupe dans l'après-midi pour trouver une solution", a poursuivi Gabriel Sakellaridis, précisant que ces discussions techniques devaient commencer vendredi. Des responsables grecs ont entamé des discussions vendredi à Bruxelles avec des représentants de la Commission européennes, de la BCE et du FMI avant la réunion de l'Eurogroupe lundi. "Il existe de très bonnes bases politiques à ces discussions et maintenant nous devons entrer dans le concret en expliquant ce que contient l'accord et quels sont les résultats chiffrés du programme du nouveau gouvernement grec", a déclaré un haut responsable européen proche des négociations. "Lundi, nous aurons une idée des points de convergence entre les deux et j'espère qu'ils ne seront pas négligeables et une idée de ce que sont les divergences", a-t-il ajouté. "Ce que nous avons dit, c'est que nous voulons parvenir d'ici au 16 février à un accord mutuellement profitable avec nos partenaires, et nous avançons dans cette direction", a expliqué Alexis Tsipras. La Bourse d'Athènes était de nouveau en forte hausse vendredi, gagnant plus 7,5% après quelques minutes d'échanges, tandis que les rendements des emprunts d'Etat grecs refluaient. (George Georgiopoulos et Angeliki Koutantou, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • M9080875 le vendredi 13 fév 2015 à 09:55

    2 solutions: Soit la Grèce rejoint le groupe Eurasien (Russie+Chine) qui fera des propositions plus qu'alléchante pour se faire. Toutefois gare au retour de bâton (sanction économique zone Euro + perte complète d'autonomie économique). Soit la Grèce reste au sein de la zone Euro, auquel cas elle n'a pas finie de souffrir pour se mettre en concordance avec les objectif de stabilité éco défini par la zone Euro. Le choix est rude, et l'argent peut tout acheter

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