Athènes pourrait lever son contrôle des capitaux avant fin 2016

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    ATHENES, 19 juin (Reuters) - La Grèce pourrait lever d'ici 
la fin de l'année tout ou partie de son contrôle des capitaux 
imposé il y a un an au plus fort de la crise autour de sa dette, 
a déclaré ce week-end le président de l'Association des banques 
grecques. 
    Ces restrictions limitant à 420 euros les retraits 
hebdomadaires des Grecs visaient à stopper la fuite des capitaux 
hors des frontières et à éviter ainsi la faillite des banques 
alors que le pays menait avec ses créanciers internationaux de 
rudes négociations qui ont finalement débouché sur un accord 
mi-juillet. 
    Pus de 50 milliards d'euros sont sortis des banques grecques 
entre novembre 2014 et juillet 2015 dans la crainte d'une sortie 
du pays de la zone euro, les contraignant à demander de coûteux 
financements d'urgence à la Banque de Grèce et à la Banque 
centrale européenne. 
    "Personnellement, je pense que l'essentiel, si ce n'est la 
totalité, des restrictions pourront être levées cet automne et 
vers la fin de l'année", a déclaré à la télévision publique 
Louka Katseli, par ailleurs présidente de la Banque nationale de 
Grèce  NBGr.AT , deuxième banque du pays. 
    L'une des conditions pour la levée des capitaux a déjà été 
atteinte avec la "revue" conclue ce mois-ci du programme de 
réformes grec par les créanciers internationaux, a-t-elle dit. 
    La prochaine étape, a-t-elle poursuivi, sera la décision de 
la Banque centrale européenne de rétablir l'accès des banques 
grecques à ses opérations classiques de refinancement, ce qui 
leur permettra de se passer progressivement des financements 
d'urgence qui restent pour l'instant leur principale source de 
liquidités. 
    Bien que la dette de la Grèce soit notée en catégorie 
spéculative par les agences de crédit, la BCE devrait, à l'issue 
du Conseil des gouverneurs du 22 juin, exonérer ses banques de 
la règle qui ne lui permet de n'accepter en garantie que des 
titres souverains notés en catégorie investissement. 
  
    Louka Katseli a reconnu que les deux dernières conditions 
pour la levée des capitaux - une gestion efficace des créances 
douteuses et un retour des dépôts dans les banques grecques - ne 
seraient pas faciles à atteindre. 
    "Le retour des dépôts sera le plus difficile, donc le plus 
lent à réaliser, car les gens restent méfiants", a-t-elle 
déclaré. 
 
 (Angeliki Koutantou, Véronique Tison pour le service français) 
 
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