Athènes parle d'erreur après un vif échange de tweets avec Ankara

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    ATHÈNES, 30 novembre (Reuters) - Une erreur commise par un 
assistant d'Alexis Tsipras est à l'origine d'un bref accrochage 
qui a opposé dimanche soir sur Twitter Athènes à Ankara, a 
déclaré lundi un responsable grec. 
    Le sommet de dimanche réunissant les dirigeants européens et 
la Turquie n'était pas encore terminé lorsqu'un tweet véhément 
est apparu sur les comptes en anglais et en grec du Premier 
ministre grec Alexis Tsipras. 
    "Au Premier ministre Davutoglu: Heureusement que nos pilotes 
ne sont pas aussi belliqueux que les vôtres l'ont été contre les 
Russes", pouvait-on lire.  
    Un deuxième message a suivi, évoquant les incidents aériens 
qui opposent les armées de l'air des deux pays, tous les deux 
membres de l'Otan, au-dessus de la mer Egée. "Ce qui se déroule 
dans (la mer) Egée est scandaleux et inacceptable." 
    "Nous dépensons des milliards en armements. Vous, pour 
violer notre espace aérien. Nous, pour vous intercepter", a-t-il 
été écrit, toujours sur les comptes du Premier ministre. 
    Liant ces incidents à l'actualité des réfugiés et des 
migrants, un quatrième tweet concluait: "Nous avons les systèmes 
d'armement aériens les plus modernes et cependant, sur le 
terrain, nous ne sommes pas en mesure de capturer les 
trafiquants qui noient des innocents." 
    Quelques minutes plus tard, son homologue turc réagissait: 
"Les propos d'@atsipras sur les pilotes ne sont pas vraiment 
dans la tonalité de cette journée. Alexis: concentrons-nous sur 
des objectifs positifs." 
    L'échange a brusquement cessé tard dimanche soir lorsque les 
tweets rédigés sur le compte anglophone d'Alexis Tsipras ont été 
supprimés, alimentant des soupçons de piratage, même si les 
tweets rédigés en grec étaient encore visibles lundi après-midi 
sur le compte du Premier ministre. 
    "Il y a eu une erreur. Tsipras a effectivement déclaré cela 
à Davutoglu (lors d'une réunion privée), mais ces propos 
n'étaient pas destinés à être prononcés en public, ils ont donc 
été effacés", a dit le responsable. 
    Les chancelleries européennes se sont abstenues de critiquer 
publiquement la destruction par la Turquie d'un SU-24 russe à la 
frontière syrienne tout en appelant les deux parties à 
l'apaisement. 
    Moscou nie que son appareil ait survolé l'espace aérien 
turc. 
 
 (Lefteris Papadimas et Karolina Tagaris,; Nicolas Delame pour 
le service français) 
 

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