Athènes modifie les conditions de la vente du site d'Hellinikon

le
0
    ATHÈNES, 7 juin (Reuters) - Athènes a révisé mardi les 
termes de l'accord de cession du site de l'ancien aéroport 
d'Athènes, Hellenikon, pour se conformer aux exigences de ses 
créanciers internationaux qui doivent débloquer une nouvelle 
tranche du plan d'aide au pays. 
    Les privatisations sont l'une des conditions clé des plans 
de sauvetage internationaux depuis 2010 mais la résistance 
politique et des complications bureaucratiques ont freiné le 
mouvement et peu d'entre elles ont été réalisées jusqu'ici.  
    La Grèce a cédé cet immense terrain en bord de mer, dans la 
banlieue d'Athènes, à un consortium mené par Lamda Development 
 LMDr.AT  pour 915 millions d'euros en 2014. Toutefois, 
l'opposition des résidents, ainsi que des obstacles techniques, 
ont retardé le bouclage de l'opération. 
    L'agence de privatisation HRADF et Lamda ont signé mardi un 
protocole d'accord révisant les termes de l'accord, ont annoncé 
les deux entités dans des communiqués distincts.  
    "En signant ce nouvel accord pour Hellenikon, la réalisation 
d'un investissement qui marquera le développement de ce pays 
suit son cours", a déclaré Stergios Pitsiorlas, responsable de 
l'agence de privatisation, dans un communiqué. 
    L'accord initial prévoyait que le consortium paierait les 
915 millions d'euros par mensualités jusqu'en 2022 et 
dépenserait environ six milliards d'euros pour transformer ce 
site de 620 hectares en station balnéaire.  
    HRADF a annoncé que la moitié de la somme devrait désormais 
être versée d'ici 2018 et que l'investissement total devrait 
être d'environ huit milliards, réalisés pour l'essentiel sur les 
12 années à venir plutôt que sur les 15 ans prévus initialement. 
    Lamda a annoncé que ce projet créerait 70.000 emplois et 
dégagerait un revenu de 10 milliards d'euros pour le pays en 25 
ans. Le consortium menée par Lamda comprend le groupe diversifié 
chinois Fosun  0656.HK , la société immobilière basée à Abou 
Dhabi, Al Maabar, ainsi que d'autres investisseurs. 
    Athènes doit également procéder ce mois-ci à une autre 
condition pour le déblocage d'une tranche de 7,5 milliards 
d'euros dans le cadre de son plan de sauvetage: le transfert 
d'une participation de 5% dans l'opérateur télécoms OTE 
 OTEr.AT  à l'agence de privatisation grecque. 
    "Il devrait y avoir un peu d'activité pour le compte de 
Deutsche Telekom, qui encore en attente", a dit la porte-parole 
du gouvernement grec, Olga Gerovasili. Deutsche Telekom détient 
40% d'OTE et a un droit de préemption sur toute cession d'une 
part du capital de l'opérateur. 
 
 (Angeliki Koutantou, Michele Kambas et Renee Maltezou, Juliette 
Rouillon pour le service français) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux