Athènes et ses créanciers se rapprochent sur les réformes additionnelles

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 (Actualisé avec déclarations d'un ministre grec) 
    ATHENES, 31 mai (Reuters) - La Grèce et ses créanciers 
internationaux se rapprochent d'un accord pour permettre à 
Athènes de bénéficier d'un nouveau versement de fonds, a-t-on 
appris mardi de sources proches des négociations. 
    Les deux parties se sont entendues la semaine dernière sur 
un ensemble de réformes réclamées à Athènes pour débloquer 10,3 
milliards d'euros en sa faveur tout en laissant en suspens la 
question de certaines mesures supplémentaires demandées à la 
Grèce. 
    L'une de ces mesures porte sur la suppression progressive 
d'une prime accordée aux retraités, alors que ces derniers, 
comme le reste de la population grecque, ont subi depuis six ans 
une cure d'austérité drastique censée éviter au pays la faillite 
et une sortie de la zone euro. 
    "C'est une question de dignité parlementaire. On ne peut pas 
demander aux législateurs de voter sur les mêmes questions 
encore et encore", a dit un responsable gouvernemental à 
Reuters. "Certaines actions exigées renforcent l'impact négatif 
des mesures déjà adoptées et frappent davantage des catégories 
sensibles." 
    Pour sortir de l'impasse, l'examen de certaines questions en 
suspens serait reporté à septembre, a dit ce responsable. "Nous 
sommes proches d'un accord", a-t-il déclaré. 
    Le ministre sans portefeuille Nikos Pappas, proche du 
Premier ministre Alexis Tsipras, a fait état de progrès 
importants au cours des deux derniers jours. 
    "Il y avait un sentiment de profond désaccord il y a 48 
heures mais cela a évolué hier", a-t-il dit à des journalistes à 
Bruxelles. 
    "Je viens de parler (au ministre des Finances Euclide) 
Tsakalotos, il est encore plus proche (des discussions). Il y a 
de petites choses que nous allons faire passer au Parlement 
relatives à des lois secondaires. Mais nous sommes très très 
proches (d'un accord), que personne ne s'inquiète", a-t-il 
ajouté. 
    "Il y a une décision politique et économique sur le fait que 
nous avons un accord. Donc s'il y a un accord au niveau 
politique, le niveau technique doit suivre. Tout le monde 
respecte l'accord." 
    Le gouvernement grec s'oppose en particulier à une mesure 
consistant à récupérer rétroactivement des primes versées à 
certaines catégories de retraités, mais aussi au gel des 
salaires des gardes-côtes et des policiers alors que la Grèce 
est en première ligne dans la crise des migrants à laquelle est 
confrontée l'ensemble de l'Europe. 
    Athènes refuse aussi la privatisation de l'opérateur 
électrique ADMIE et la cession de créances douteuses garanties 
par l'Etat, en jugeant que cette dernière mesure réclamée par la 
Banque centrale européenne (BCE) ne ferait que renforcer ses 
problèmes budgétaires. 
    Les créanciers ont entrepris d'examiner ces questions, a dit 
un responsable européen. 
    Une autre source proche des créanciers de la Grèce a dit que 
ces points n'étaient pas susceptibles de bloquer un accord. 
 
 (Renee Maltezou, avec Lefteris Papadimas; Bertrand Boucey pour 
le service français, édité par Marc Angrand) 
 
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