Athènes doit poursuivre sur la voie des réformes, dit Asmussen

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JÖRG ASMUSSEN INVITE LA GRÈCE À POURSUIVRE LES RÉFORMES
JÖRG ASMUSSEN INVITE LA GRÈCE À POURSUIVRE LES RÉFORMES

ATHENES (Reuters) - Athènes doit poursuivre les réformes économiques engagées, a rappelé jeudi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), au dernier dernier jour de sa visite en Grèce.

"Je recommande de poursuivre sur la voie des réformes qui ont été engagées, de ne pas revenir sur les progrès accomplis et de faire preuve de persévérance, même si c'est difficile", a-t-il déclaré mercredi au cours de sa visite dans la capitale grecque.

"Nous voyons les premiers signes d'une stabilisation avec les chiffres de l'activité au deuxième trimestre. Mais je reconnais bien sûr que c'est un processus douloureux et le chômage a atteint des niveaux qui ne sont pas acceptables", avait-il ajouté.

Au cours de cette visite en Grèce, il a tenté de minimiser la portée des déclarations du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, sur un possible troisième plan d'aide à Athènes.

Il avait ainsi précisé mercredi que cette question n'avait pas été évoquée dans ses discussions avec les responsables politiques grecs.

De son côté, Maria Fekter, ministre des Finances autrichienne, a dit, selon l'agence de presse Austria Press Agency, qu'un nouveau plan pour la Grèce n'était pas "en discussion".

Un officiel de la Banque centrale grecque a déclaré à Reuters que le directeur de l'institution, George Provopoulos, avait informé Jörg Asmussen qu'Athènes disposait d'une marge de huit milliards d'euros sur les fonds destinés au sauvetage de ses banques, qui pourrait atteindre entre 13 et 14 milliards après les restructurations et les économies d'intérêts.

Cette somme serait suffisante pour répondre aux éventuels besoin en capital des banques après les test de résistance ("stress test") qui auront lieu cette année.

Depuis 2010, la Grèce a déjà bénéficié de deux plans de sauvetage pour un montant total de 240 milliards d'euros octroyés par le Fonds monétaire international, la BCE et l'Union européenne.

Cet automne, la troïka (FMI, BCE et Union européenne) retournera en Grèce pour déterminer si Athènes doit procéder à des économies supplémentaires afin de remplir les objectifs budgétaires 2015-2016.

Le produit intérieur brut (PIB) grec a affiché un recul de 4,6% sur un an au deuxième trimestre, une contraction inférieure aux attentes, mais qui n'en signifie pas moins que le pays connaîtra en 2013 sa sixième année consécutive de récession.

Lefteris Papadimas, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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