Athènes doit annoncer plus d'austérité, dit un rapport de la CE

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UN RAPPORT DE LA CE INVITE LA GRÈCE À PLUS D'AUSTÉRITÉ
UN RAPPORT DE LA CE INVITE LA GRÈCE À PLUS D'AUSTÉRITÉ

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - La Grèce devra trouver de nouvelles économies budgétaires de l'ordre de 5,5% de son produit intérieur brut (PIB) en 2013 et en 2014 pour se conformer aux objectifs fixés par son deuxième plan de sauvetage, d'après un rapport de la Commission européenne.

Le rapport de conformité préparé par l'exécutif européen détaille les progrès que devra réaliser Athènes pour obtenir de nouveaux fonds de la part de la zone euro, dont il recommande le versement le plus rapidement possible.

Ce rapport, que Reuters a pu consulter, note que les mesures d'austérité adoptées par la Grèce au début de l'année, qui représentent 1,5% du PIB, devraient permettre à Athènes de remplir son objectif d'un déficit primaire ramené à 1% en 2012.

"Cependant, les prévisions actuelles révèlent de larges insuffisances budgétaires en 2013-2014", relève la Commission, qui évalue le manque à gagner à 5,5% du PIB sur les deux années.

"C'est pourquoi des mesures supplémentaires et significatives de réductions des dépenses devront être annoncées et adoptées par la Grèce dans les mois à venir, en particulier lorsque la Grèce mettra à jour son budget à moyen terme en mai 2012", lit-on dans le rapport.

Des élections législatives sont prévues en avril en Grèce, où le chômage atteint 21% de la population et frappe déjà plus d'un jeune sur deux.

RÉDUCTION DU NOMBRE DE FONCTIONNAIRES

Selon le document, le gouvernement se prépare à ces nouvelles mesures de rigueur en passant au crible les programmes de dépenses publiques et en concentrant les économies sur les transferts sociaux, la défense et la restructuration de l'administration centrale et locale.

Athènes prévoirait ainsi des suppressions de postes de fonctionnaires, avec une proportion d'un recrutement pour cinq départs. Le gouvernement compte aussi réduire les dépenses de médicaments et les coûts de fonctionnement des hôpitaux.

"On peut s'attendre à la poursuite de l'assistance financière internationale seulement si l'application des politiques s'améliore", poursuit le rapport.

"La détermination des autorités grecques à respecter les politiques telles qu'elles ont été négociées sera mise à l'épreuve dans les prochains mois lorsque des mesures de réduction du déficit devront être identifiées pour combler le large fossé (budgétaire) en 2013-2014."

Ces nouveaux efforts sont nécessaires pour que la Grèce reçoive les fonds prévus dans le cadre du deuxième plan de renflouement international de 130 milliards d'euros, qui doit permettre à Athènes de se financer jusqu'en 2014.

Mais pour obtenir le versement des tranches successives de cette aide, le pays va devoir atteindre un excédent budgétaire primaire, c'est à dire hors service de la dette, de 1,8% en 2013 et 4,5% en 2014.

"Les politiques actuelles ne sont pas suffisantes pour amener les comptes publics à ces objectifs. Le gouvernement va devoir trouver des mesures de ce montant (5,5% du PIB) d'ici juin 2012 et les faire adopter dans les budgets 2013 et 2014 pour atteindre ces objectifs", note le rapport.

Natalie Huet et Jean Décotte pour le service français, édité par Nicolas Delame

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  • m.young le mardi 13 mar 2012 à 18:14

    Cause toujours : http://www.institutcoppet.org/2012/02/20/edmond-about-la-grece-contemporaine-1854/