Athènes doit accélérer les réformes pour doper la croissance

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UNE ACCÉLÉRATION DES RÉFORMES NÉCESSAIRE POUR DOPER LA CROISSANCE EN GRÈCE, SELON L?UE
UNE ACCÉLÉRATION DES RÉFORMES NÉCESSAIRE POUR DOPER LA CROISSANCE EN GRÈCE, SELON L?UE

BRUXELLES/ATHENES (Reuters) - La Grèce a réalisé des progrès sur la voie de la normalisation budgétaire mais elle doit accélérer la mise en oeuvre de réformes structurelles et rendre l'administration plus efficace pour doper la croissance, estime la Commission européenne.

Athènes bénéficie d'une aide internationale depuis 2010 mais après trois années et plus d'austérité, le gouvernement grec se refuse à infliger encore de la rigueur à un pays qui en est à sa sixième année de récession.

Dans un rapport publié mardi à Bruxelles, l'exécutif européen, bailleur de fonds de la Grèce au sein de la "troïka" constituée avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, souligne l'importance d'un système fiscal efficace, d'une réforme de l'administration publique et de la création d'un environnement prévisible et favorable à l'investissement.

"La croissance et la création d'emplois ne peuvent provenir que d'entreprises florissantes ayant facilement accès à la liquidité et aux marchés", lit-on dans le cinquième rapport d'activité sur la Grèce du groupe de travail ad hoc de l'Union européenne.

La Grèce, susceptible de renouer avec la croissance en 2014, diverge d'avec ses bailleurs de fonds sur l'ampleur prévisible du déficit budgétaire l'an prochain, déclenchant les conjectures sur l'adoption forcée de nouvelles mesures de rigueur.

Dans le but de débloquer des investissements dont l'économie grecque a un besoin urgent, la CE devrait autoriser d'ici la fin de l'année quatre grands projets de construction autoroutière représentant un total de 7,6 milliards d'euros, précise le rapport.

Ces projets sont suspendus depuis trois ans, le gouvernement et les concessionnaires Hochtief et Vinci voulant une renégociation des modalités en raison de la situation de crise du pays.

La reprise de projets cofinancés par l'UE relancerait un investissement qui a chuté de 61% durant la récession de 2008 à 2013 et qui est susceptible de permettre une croissance modeste de 0,6% l'an prochain.

Le groupe de travail de l'UE tente aussi d'aider Athènes à débloquer plus de fonds communautaires pour financer des PME locales qui n'ont plus accès de facto au crédit bancaire.

Même si la BCE a des taux directeurs qui n'ont jamais été aussi bas, le coût moyen d'emprunt des entreprises grecques a atteint le record de 6,6%, selon des estimations gouvernementales.

"Il faut peut-être une approche plus globale pour aider les PME", a dit un haut fonctionnaire de la CE à la presse. "Elles sont le fer de lance de l'économie grecque".

Martin Santa à Bruxelles, Harry Papachristou et Angeliki Koutantou à Athènes; Wilfrid Exbrayat pour le service français

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