Athènes discute avec ses créanciers sur fond de grève jeudi

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    ATHENES, 3 février (Reuters) - La Grèce se prépare à une 
journée de grève nationale jeudi contre la réforme des retraites 
au moment même où les créanciers internationaux du pays sont à 
Athènes pour établir un premier bilan, crucial, des mesures 
mises en place par le gouvernement d'Alexis Tsipras. 
    Dans le cadre de l'accord conclu en juillet 2015 sur une 
aide totale de 86 milliards d'euros, la Grèce doit adopter une 
vaste réforme des retraites ayant pour objectif de dégager 1,8 
milliard d'euros d'économies, l'équivalent de 1% de son produit 
intérieur brut. 
    Le pays doit en outre mettre en oeuvre des hausses d'impôts 
de 350 millions d'euros pour parvenir à l'objectif d'un excédent 
primaire de 0,5% du PIB. 
    Les discussions entre Athènes et ses créanciers portent sur 
une première vérification du respect de ses engagements par le 
gouvernement grec, qui tente de convaincre ses interlocuteurs de 
la nécessité d'un réaménagement de la dette du pays.  
    Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité 
(MES), Klaus Regling, a exclu toute décote mais a présenté comme 
des options envisageables un rééchelonnement et un report des 
intérêts. 
    Ces discussions se déroulent dans un climat de tension 
sociale avec un appel à une grève nationale lancé pour jeudi par 
les syndicats du privé comme du public. 
    Des agriculteurs ont commencé dès mercredi à établir des 
barrages routiers près de la frontière bulgare pour protester 
contre le projet du gouvernement d'augmenter les cotisations 
pour la sécurité sociale. 
    Les agriculteurs devraient être en première ligne dans les 
nombreuses manifestations prévues jeudi, dont une dans le centre 
d'Athènes.  
     
 
 (Michele Kambas; Véronique Tison et Patrick Vignal pour le 
service français) 
 
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