Athènes dément un contrôle des capitaux en cas d'échec

le , mis à jour à 22:46
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(Actualisé avec porte-parole de la Commission européenne, source française) ATHENES/BERLIN, 15 juin (Reuters) - Le gouvernement grec dément les informations d'un journal allemand selon lesquelles la zone euro prévoit des mesures de contrôle des capitaux en Grèce en cas d'échec des discussions avec les créanciers d'Athènes d'ici la fin de la semaine, a déclaré un responsable gouvernemental à Reuters lundi. Un porte-parole du gouvernement allemand a dit ne pas pouvoir confirmer ces informations. Un porte-parole de la Commission européenne s'est refusé à tout commentaire sur l'article concerné. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro se sont mis d'accord sur un plan d'urgence qui prévoit la mise en oeuvre de mesures de contrôle des capitaux si les discussions entre Athènes et ses créanciers n'aboutissent pas d'ici au week-end. L'article, qui ne précise pas ses sources, explique que les créanciers internationaux d'Athènes veulent lui donner une nouvelle chance et laisser aux ministres des Finances de la zone euro le temps nécessaire pour parvenir à un éventuel compromis d'ici la fin de la semaine. Si les ministres, qui se réunissent jeudi et vendredi, ne parviennent pas à conclure un accord, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE seraient réunis en urgence à Bruxelles, peut-être dès vendredi, poursuit le quotidien allemand. De source diplomatique française, on explique qu'"il y a plein de choses qui circulent". "Il n'y a pas de réunion prévue pour l'instant. On verra", a ajouté cette source. Toujours selon le Süddeutsche Zeitung, le plan d'urgence sur lequel se sont mis d'accord les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro prévoit la préparation de mesures de contrôle des capitaux pour les banques grecques, ce qui supposerait que ces banques restent fermées pendant plusieurs jours. L'article précise toutefois que le Parlement grec devrait voter une loi spécifique pour permettre la mise en place de telles mesures. Si Athènes refusait l'adoption d'un tel texte, la dernière option pour la zone euro consisterait à "isoler" la Grèce du reste du système financier de la région, ajoute le journal, sans plus de précision. (Lefteris Papadimas à Athènes, Andreas Rinke et Michael Bienaber à Berlin, Alastair Macdonald à Bruxelles et Elizabeth Pineau à Alger; Marc Angrand pour le service français)

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