Athènes contraint à réorganiser sa police

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Le gouvernement grec veut alléger les escortes des responsables politiques pour renforcer la lutte contre la délinquance.

Enlisé dans la crise et confronté à une hausse de la délinquance, Athènes envisage de muter quelque 1500 policiers chargés d'escorter ministres, élus locaux et chefs de parti pour les affecter à la lutte contre la criminalité. Si cette proposition aboutit, seuls le président de la République, le premier ministre et les magistrats de la Cour suprême auront à l'avenir droit à une protection rapprochée digne de ce nom. Les hommes politiques de moindre rang devront se contenter d'un dispositif allégé.

Spolios Kirketos, président du syndicat de la police, juge cette initiative indispensable. «Il y a actuellement une gabegie énorme et injustifiée de l'argent public, explique-t-il. Certains ministres ou hommes d'affaires profitent du sys­tème pour avoir dix, voire trente policiers qui les protègent, au lieu de louer des gardes du corps privés.»

Les déboires économiques du pays engendrent, selon de nombreux experts, une crise sociale favorisant l'augmentation de la

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