Athènes a jusqu'au 24 avril pour trouver un accord -Varoufakis

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(Actualisé avec commentaire de Gerda Hasselfeldt) ATHENES, 6 avril (Reuters) - La Grèce devra parvenir à un accord-cadre sur sa dette avec ses créanciers lors de la réunion de l'Eurogroupe programmée pour le 24 avril, déclare le ministre des Finances Yanis Varoufakis dans une interview publiée lundi par le journal grec Naftemporiki. "Il faudra être parvenu à une conclusion préliminaire (des négociations) à l'Eurogroupe du 24 avril, conformément à l'accord intervenu à l'Eurogroupe du 20 février", affirme-t-il. La Grèce a proposé la semaine dernière une nouvelle liste de réformes dans l'espoir d'obtenir le déblocage d'une ultime tranche de son plan de sauvetage mais ses créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international n'ont encore rien signé. Gerda Hasselfeldt, personnalité de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), a déclaré de son côté dans une interview au journal allemand Die Welt qu'Athènes avait "gâché un temps précieux" depuis que le Bundestag avait accepté une prolongation du plan de sauvetage de la Grèce en février. Elle a ajouté que la question d'un troisième plan d'aide pour la Grèce ne s'était pas posée: "Si les projets de (la Grèce) ne sont pas rendus plus concrets, je ne vois pas de marge de manoeuvre de sa côté là", a-t-elle dit. Athènes n'a plus reçu de versement depuis août 2014 et a de plus en plus de mal à couvrir ses besoins, ce qui contraint le gouvernement à recourir à divers stratagèmes comme par exemple emprunter à des sociétés nationales. Une source informée avait dit à Reuters fin mars que le gouvernement avait assez de fonds pour tenir jusqu'au 20 avril. Yanis Varoufakis a rencontré dimanche à Washington la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et a assuré à cette occasion que son gouvernement avait l'intention d'honorer "toutes ses obligations" - allusion à un prêt de 450 millions de dollars du FMI qui arrive à échéance ce jeudi. Dans les colonnes de Naftemporiki, le ministre explique que le gouvernement issu de la gauche radical souhaite un accord "le plus tôt possible" mais n'acceptera pas des conditions qui étouffent l'économie. "Nous l'allons pas condamner le pays, comme l'ont fait les gouvernements précédents, à une asphyxie durable", affirme-t-il en laissant entendre que ses prédécesseurs étaient traités avec plus de bienveillance. "Les négociations prendront fin quand on parviendra à un accord honorable, qui offrira à l'économie grecque la perspective d'une réelle stabilisation et d'une croissance substantielle", ajoute Varoufakis à l'endroit de ses collègues ministres des Finances de l'Eurogroupe. Prié de dire s'il avait songé à démissionner, le ministre répond : "Pas une minute." (George Georgiopoulos, Véronique Tison pour le service français)

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