Assurance-vie : comment faire mieux que les fonds en euros ?

le
0

Pour doper la performance de son contrat d'assurance-vie, il faut désormais accepter une dose de risque.

Ce n'est un secret pour personne: l'âge d'or des fonds en euros à capital garanti est aujourd'hui derrière nous. Après vingt ans d'érosion, le rendement moyen de ces fonds sans risque est tombé à 2,80 % en 2013. Et il pourrait même passer sous la barre des 2,50 % dès 2014 (cette moyenne sera connue en début d'année prochaine). Pour doper la performance de son contrat, il n'est donc plus possible de se contenter des fonds en euros traditionnels.

● Tous les fonds en euros se valent-ils?

Absolument pas. Ces dernières années, les fonds en euros les plus performants se trouvent du côté des contrats associatifs (Afer, Fapès Diffusion…), des mutuelles (Carac, Le Conservateur, MACSF…) ou encore sur Internet (Suravenir, Boursorama Vie, Spirica…), alors que les contrats des bancassureurs sont plutôt à la traîne. Mais il existe des fonds en euros encore plus performants. Plutôt que de privilégier les obligations, de moins en moins rentables, des fonds de nouvelle génération parient notamment sur l'immobilier professionnel (bureaux, commerces…). C'est ainsi que des fonds comme Sécurité Pierre Euro (Primonial), Euro Allocation Long Terme (Spirica) ou Suravenir Opportunités (Suravenir) ont rapporté plus de 4 % en 2013 et devraient, cette année encore, rester parmi les plus performants du marché.

● Comment gagner davantage?

Il ne faut plus se contenter des fonds en euros, mais accepter une dose de risque en investissant, par ailleurs, dans les unités de compte disponibles dans son contrat. Cette stratégie n'est pas nécessairement très risquée. Avec un contrat investi à hauteur de 70 % en fonds en euros, 15 % en fonds flexibles, ainsi qu'en actions françaises, européennes et américaines (5 % dans chacune de ces catégories), vous pouvez espérer un gain moyen de 3,75 % par an sur cinq ans (net de frais de gestion), soit 1 à 1,5 point de mieux qu'avec un fonds en euros classique. Tout en ayant 99 % de chances de ne pas perdre d'argent au bout de cinq ans, selon Quantalys, société spécialisée dans l'analyse de fonds et l'élaboration de portefeuilles.

● Existe-t-il des fonds boursiers peu risqués?

Oui. Il s'agit même d'une excellente solution pour doper le rendement de son contrat tout en limitant les risques. On les trouve sous le vocable de «fonds patrimoniaux». Prudemment investis sur les marchés financiers, ils ont pour objectif premier de valoriser l'épargne de leurs clients de la manière la plus régulière possible, en amortissant au maximum les chocs. De quoi espérer de 4 % à 6 % de rendement par an, sans risque de perte excessive, à condition de les conserver un minimum de trois ans. Parmi les meilleurs, citons Carmignac Patrimoine (Carmignac Gestion), CPR Croissance Prudente (CPR AM), Ethna- Aktiv E (Ethenea), Eurose (DNCA Finance) ou encore Nordea 1 Stable Return Fund (Nordea). Revers de la médaille: il faut accepter une performance inférieure à celle des marchés en cas d'envolée boursière. La plupart de ces fonds ont ainsi progressé de 4 % à 10 % en 2013, alors que le CAC 40 s'envolait de 18 %. Une autre difficulté est de pouvoir y souscrire. Vous ne les trouverez pas dans les contrats grand public des banques et des assureurs, mais dans leurs contrats les plus haut de gamme, ou ceux que vendent des conseillers en gestion de patrimoine. Beaucoup sont aussi présents dans les contrats Internet sans frais d'entrée des banques en ligne (Boursorama Banque et Fortuneo Banque) et des courtiers comme Epargnissimo, Linxea, Mes-Placements ou Placement-direct.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant