Assurance emprunteur : pas assez de concurrence !

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(lerevenu.com) - En 2012, les 9 premiers acteurs de ce marché, tous filiales bancaires, représentaient 73% des cotisations. Pourquoi une telle domination des banques, alors que la loi Lagarde devait justement libéraliser le marché ? s'interroge l'UFC-Que Choisir.  

En capacité de refuser toute assurance déléguée, la banque prêteuse a intérêt à équiper le client de sa propre assurance emprunteur (avec des clauses souvent scandaleuses), quand bien même celle-ci n'est pas la plus adaptée, note l'association de défense des consommateurs. «Du fait de cette situation de juge et partie, les banques n'hésitent pas à multiplier les exclusions dans leurs contrats sans même baisser leurs tarifs».  

L'absence de concurrence réelle permet aux banques de conserver des marges élevées, anormales pour un marché mature : 40% du total de la prime en moyenne, dont 69% chez les jeunes. «Au total, ce sont plus de 2,2 milliards d'euros de marges captées chaque année par les bancassureurs sur l'assurance emprunteur !», s'indigne l'UFC-Que Choisir. Au niveau individuel, l'économie est aussi importante : 8 600 Euros par exemple pour un couple de 40 ans empruntant 200 000 Euros sur 20 ans.  

Créer un droit clair à résiliation annuelle, comme le pratiquent déjà certains établissements, comme la Banque Postale ou la Caisse d'épargne, «neutralisera le problème des délais qui empêchent aujourd'hui toute concurrence réelle : les délais de souscription passés, les banques ne pourront plus effectuer de blocages à la délégation». De même, le crédit étant déjà en cours, son taux ne pourra pas être revu à la hausse.  

Au vu de ces éléments, l'UFC-Que Choisir presse donc les parlementaires d'instaurer dans le cadre du projet de loi consommation, pour les contrats à venir, un droit à résiliation annuelle des assurances emprunteurs.

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