Assurance chômage : un peu de rigueur !

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Les syndicats et le patronat se retrouvent aujourd'hui au siège du Medef pour négocier un autre gros dossier social : la convention Unédic, c?est-à-dire le texte qui fixe les règles d'indemnisation du chômage. 
Les syndicats et le patronat se retrouvent aujourd'hui au siège du Medef pour négocier un autre gros dossier social : la convention Unédic, c?est-à-dire le texte qui fixe les règles d'indemnisation du chômage. 

Encore sous le choc de la réforme du Code du travail, les syndicats et le patronat se retrouvent aujourd'hui au siège du Medef pour négocier un autre gros dossier social : la convention Unédic, c'est-à-dire le texte qui fixe les règles d'indemnisation du chômage. Il y a urgence, car l'assurance chômage affichait une dette de près de 26 milliards d'euros fin 2015. Depuis 2008, le trou se creuse année après année, et cela, malgré des renégociations régulières.

Financée par les cotisations des employeurs et des salariés, l'Unédic est « victime » du chômage : il y a moins de cotisants, moins d'argent, et les allocations progressent. Selon l'Insee, le chômage représentera en France métropolitaine 10 % de la population active à la mi-2016. L'Unédic prévoit ainsi un déficit de 3,6 milliards d'euros en 2016. Son endettement bondirait à plus de 29 milliards d'euros fin 2016 et, si rien ne change, à 35 milliards en 2018.

Les fonctionnaires au pot ?

Mais attention, ces chiffres ne reflètent pas toute la réalité, gorgée de paradoxes. Le régime est à l'équilibre. Oui, oui. Les recettes de cotisations s'élevaient à 34,2 milliards d'euros en 2015, contre 34,4 milliards de dépenses. Chaque année, l'Unédic doit transférer 10 % des contributions, soit plus de 3,4 milliards d'euros, à Pole emploi, au titre, par exemple, de la formation des chômeurs. Ce qui devrait relever des dépenses pour...

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  • MIKE3000 le lundi 22 fév 2016 à 10:16

    Et avant toute chose, si nous mettions tout le monde sur le même pied d’égalité (privé, public, politiques) sur les cotisations / calcul de retraites et l’impôt pour tous.

  • JPANTO le lundi 22 fév 2016 à 10:02

    Est-ce que supprimer totalement l'assurance chômage supprimerait le chômage?Est-ce que supprimer l'Elysée et ses allocataires tout comme le Sénat et conduirait à la dictature?Alors réformons, MAIS REFORMONS TOUT!!

  • awsdf le lundi 22 fév 2016 à 09:52

    C'est marrant dans le cours des négociations on demande aux chômeurs de faire un effort alors que le régime est, malgré le niveau de chômage élevé, excédentaire. Que le scandaleux système des intermittents soit réformé est un pas nécessaire et la contribution renforcée de tous les fonctionnaires+politiques me semble une nécessité sachant que les dépenses publiques sont responsables d'une grande partie du chômage. La contribution actuelle des fonctionnaires est ridiculement basse.

  • M5213263 le lundi 22 fév 2016 à 09:12

    Alors le Point on se renseigne avant d’écrire...

  • M5213263 le lundi 22 fév 2016 à 09:11

    le plafonnement des cadres aussi... pour info les fonctionnaires cotisent pour les ASSEDIC en sachant qu'ils n'en bénéficieront jamais... "La cotisation chômage : Son taux est fixé à 1 % – les rémunérations nettes inférieures au traitement brut correspondant à l’indice majoré 309 ne sont pas assujetties à la contribution exceptionnelle de solidarité."

  • M3417926 le lundi 22 fév 2016 à 09:10

    La rigueur dure depuis 1979. D'ailleurs les américains disent que nous allons vivre dans une période de choc pétroliers permanents... Mais c'est moins d'assurance chômage dans une réalité proche avec moins de travail ; alors que va devenir le pays et la planète économie ?

  • M5723741 le lundi 22 fév 2016 à 09:00

    L'alignement des régimes des intermittents et des temporaires devrait combler la perte annuelle. Mais pas touche sujet sensible!!!!