Assurance chômage : pas de «tabou» pour Macron, la gauche scandalisée

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Assurance chômage : pas de «tabou» pour Macron, la gauche scandalisée
Assurance chômage : pas de «tabou» pour Macron, la gauche scandalisée

Après Manuel Valls en début de semaine, c'est au tour du ministre de l'Economie de remettre sur la table l'épineuse question de la réforme de l'assurance chômage. Dans un entretien au «Journal du Dimanche», Emmanuel Macron juge qu'une réforme s'impose. La perspective est rejetée en bloc par les syndicats et la direction du Parti socialiste. Le débat, que François Hollande semblait avoir lui-même clos jeudi, est rouvert. 

«Il ne doit pas y avoir de tabou ni de posture. L'assurance-chômage est en déficit de 4 milliards d'euros ; quel responsable politique peut s'en satisfaire ? Il y a eu une réforme, elle est insuffisante. On ne pourra pas en rester là», affirme le locataire de Bercy dans les colonnes du JDD. Et Macron d'insister, comme en réponse, cinglante, au «non» des syndicats : «C'est aux partenaires sociaux qu'il appartient de faire avancer les choses. Mais comme l'Etat garantit financièrement le régime, il peut aussi reprendre la main si les blocages sont trop lourds. Le sujet reviendra en temps voulu.»

QUESTION DU JOUR : Emmanuel Macron a-t-il réussi ses premiers pas à Bercy ?

Jean-Christophe Cambadélis : quand le président parle, «les ministres appliquent».Le premier secrétaire du Parti socialiste a réagi sèchement aux déclarations d'Emmanuel Macron : «La gauche n'a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s'exprime, les ministres appliquent», a-t-il rétorqué à son arrivée au conseil national du PS à Paris. Est-ce une fin de non recevoir à ce chantier ? «Absolument», a tranché le patron des socialistes. «Je ne dirais pas qu'il ait commis une faute politique, mais son propos a été maladroit parce qu'il a conduit à ce que l'on ne parle que de cela et non pas du coeur de son sujet (...) qui est la relance économique», a commenté le responsable socialiste devant la presse à la sortie de la réunion.

Ségolène Royal ...

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  • fbordach le lundi 13 oct 2014 à 13:21

    Macron montre ici qu’il n’est guère plus qu’un faire-valoir et qu’il devra attendre sagement que l’État soit en ruine pour avoir enfin les coudées un peu franches.

  • gglafont le lundi 13 oct 2014 à 11:19

    La gauche ferait mieux de se cacher on aura jamais vu une telle bande de menteurs incompétents sans aucune morale

  • perkele le lundi 13 oct 2014 à 09:48

    quel rapport entre les banques et les indemnités des chomeurs ???

  • coco123 le lundi 13 oct 2014 à 09:34

    n est pas encore sevré ...il est resté sous la mère .

  • M7097610 le lundi 13 oct 2014 à 09:15

    ministres, "élus" parlementaires, montrez l'exemple !

  • M7097610 le lundi 13 oct 2014 à 09:14

    Macron a peut être fait un jolie coup chez Rothschild pour devenir millionnaire parce qu'il était en place mais il manque de profondeur pour le job de bercy ! Tout le monde n'est pas Pinay.

  • M4896128 le dimanche 12 oct 2014 à 22:36

    Qu'Est-ce qu'il est venu faire dans cette galère? Il est venu à la soupe!

  • M4896128 le dimanche 12 oct 2014 à 22:33

    Totem: quand le Président dit: "la reprise est là", les ministres appliquent!! Quand le Président dit: "la courbe du chômage va s'inverser", les ministres appliquent!! Quand les circonstances dictent le changement maintenant, les ministres réalistes, le 1er en tête, qui veulent le mettre en œuvre se font tancer par le Président!! Une éolienne tourne la tête au gré du vent, mais elle reste sur place... Un pays immobile dans un monde qui change est voué à disparaître.

  • opelin le dimanche 12 oct 2014 à 18:12

    L'argent n'existe que dans les poches du peuple. Si le gouvernement ne nous le prend plus dans la poche gauche ce sera dans la droite, celle de derrière, dans la veste ...

  • M5065888 le dimanche 12 oct 2014 à 17:27

    Et le nombre et les indemnités diverses de nos politiques jusqu'à quand ce sera tabou ? Dans ce domaine nulle comparaison avec nos voisins européens comme les medias ont l'habitude de le faire à tout propos. En supprimer un sur deux ne nuirait certainement pas à la bonne marche du pays de même que réduire leurs indemnités et avantages les laisserait loin de la paupérisation dans laquelle ils entraînent de plus en plus de français.