Associations de bienfaiteurs

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Zlatan Ibrahimovic ? Edinson Cavani (PSG)

Sur le papier, le duo ferait frémir n'importe quelle défense d'Europe. Dans les faits, on demande encore à voir puisqu'Edinson Cavani vient seulement de rejoindre le PSG et n'a même pas encore une séance d'entraînement dans les jambes avec Zlatan Ibrahimovic. Mais les chiffres parlent pour eux. Meilleur buteur de Serie A avec Naples, « El Matador » est considéré comme un « tueur » devant le but quand le Suédois, qui a lui aussi fini en tête du classement des buteurs en Ligue 1, est capable de gestes fous. Qui ne se souvient pas de son but incroyable avec la Suède contre l'Angleterre ? Aujourd'hui, l'interrogation tourne autour de leur entente. A priori, les qualités de chacun sont plutôt complémentaires. Le Sud-Américain court beaucoup et semble plus mobile que le Suédois. L'ancien de l'Inter Milan est lui davantage dans un registre de point d'appui, même si son sens du but n'est plus à démontrer. L'entente de l'association dépendra également du système de jeu mis en place par Laurent Blanc. On imagine bien un 4-4-2 où les attaquants évolueraient dans leur registre préférentiel. Il ne faudra alors pas longtemps pour que le duo passe de prometteur à intenable.

Wayne Rooney ? Robin van Persie (Manchester United)

Si le Mercato estival envoie l'international anglais ailleurs qu'à Manchester United, il faut bien avouer que l'association Wayne Rooney-Robin van Persie a eu ses lettres de noblesse. Régentée par un Sir Alex Ferguson qui y avait vu là l'opportunité de posséder une doublette d'exception. Et si tout le monde se demandait ce qu'allait devenir l'Anglais à l'arrivée du Néerlandais en provenance d'Arsenal l'été dernier, les deux hommes ont vite répondu sur le terrain. Après une courte période d'adaptation, le duo s'entend à merveille. Les deux garçons permutent régulièrement, même si c'est souvent Wayne Rooney qui joue en 9 et 1/2 derrière van Persie. C'est d'ailleurs souvent l'ancien d'Everton qui trouve le Néerlandais dans la profondeur. Il est clairement évident que les deux hommes sont finalement complémentaires. La deuxième partie de saison est malheureusement plus compliquée pour l'international anglais qui peine à tenir la comparaison avec « RVP », qui termine la saison avec 26 buts en Premier League et 36 (en 56 matchs) toutes compétitions confondues. Aujourd'hui, l'arrivée de David Moyes semble irrémédiablement pousser Rooney sur le banc. Un statut qui ne convient forcément pas au natif de Liverpool. Chelsea est à l'affût pour le faire venir. Et l'associer à Fernando Torres. Un autre duo qui aurait fière allure.

Neymar ? Lionel Messi (FC Barcelone)

L'un a déjà fait étalage de toute sa classe au Brésil et en équipe nationale cet été lors de la Coupe des Confédérations. L'autre a déjà tout gagné et tout prouvé à seulement 26 ans. Acheté cet été à Santos, Neymar sera donc l'attraction principale de la Liga cette saison. Et son association avec le quadruple Ballon d'Or et meilleur joueur du monde fait déjà rêver les supporters du Camp Nou et les amoureux du beau jeu. Certains les opposent déjà, affirmant que l'Argentin ne voudra pas laisser la vedette à son coéquipier brésilien. D'autres sont également persuadés que la propension de Neymar à garder le ballon va aller dans le sens contraire du jeu du Barça. Et donc court-circuiter la relation de Xavi et Iniesta avec le prodige argentin. Là encore, il faudra juger sur les faits. Mais sur ce qu'a montré Neymar lors de la Coupe des Confédérations, le jeune Brésilien ne devrait pas faire tache à côté du natif de Rosario. « Neymar apportera beaucoup à l'équipe, a assuré Messi lors de sa première conférence de presse de la saison. Il est déséquilibrant en un contre un, il est très fort dans ce domaine et il fera les différences pour nous. Neymar n'aura pas de problèmes à s'adapter au vestiaire. J'espère qu'il pourra marquer beaucoup de buts pour son bien et celui de l'équipe, comme les autres joueurs. » Le nouveau numéro 11 du Barça n'est de toute façon pas un buteur à proprement parlé, même si ses statistiques restent incroyables (137 buts et 66 passes décisives en 221 matchs avec Santos). Sur ce point-là, il ne fera pas d'ombre à Lionel Messi.

Cristiano Ronaldo ? Karim Benzema (Real Madrid)

Peut-être le duo qui a le moins brillé ensemble cette année. Non pas que le Portugais n'ait pas été au niveau, bien au contraire? Avec 34 buts en Liga, CR7 a encore été l'atout majeur de l'attaque du Real Madrid. C'est plutôt le Français qui n'a pas confirmé ses bonnes dispositions de la saison 2011-12 (32 buts et 15 passes décisives en 52 matchs). A l'époque, l'international français avait réussi à convaincre Jose Mourinho de le choisir en tant que numéro 1 devant Gonzalo Higuain. Pendant parfait du provocateur-dribbleur qu'est Ronaldo, Benzema avait trouvé un compromis : assurer son rôle d'avant-centre-buteur sans faire de l'ombre à son illustre coéquipier. Cette saison, le leadership a été plus partagé. Fidèle à sa règle de l'alternance plutôt étrange dans un club de cette trempe, le « Spécial One » a choisi de partager le temps de jeu de ses attaquants entre l'Argentin et l'ancien Lyonnais. Et cela a semble-t-il effrité la confiance de l'attaquant des Bleus (ndlr : il n'a plus marqué en équipe de France depuis un an et 1082 minutes), en même temps que celle d'« El Pepita ». Pour preuve, l'Argentin est aujourd'hui sur le départ (Naples ? Arsenal ?). Le Français a lui bénéficié de l'arrivée de Zinédine Zidane à un poste stratégique comme bras droit de Carlo Ancelotti. C'est d'ailleurs l'entraîneur italien qui pourrait relancer Benzema. Connaissant la patience des Socios, l'ancien attaquant de l'OL n'aura pas le droit à l'erreur cette année. Contrairement aux duos précédemment évoqués, ces deux-là ont l'avantage de bien se connaître et ne devraient pas, ni l'un ni l'autre, quitter leur club. La saison de la revanche pour Benzema ?

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