Assistants parlementaires du MoDem : une situation tenable pour l'Elysée et Matignon ?

le , mis à jour à 09:47
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Assistants parlementaires du MoDem : une situation tenable pour l'Elysée et Matignon ?
Assistants parlementaires du MoDem : une situation tenable pour l'Elysée et Matignon ?

Avertissement ou recadrage ? En tout cas, l'intervention, mardi matin sur France Info, du Premier ministre était tout sauf improvisée. L'opération de communication était, au contraire, savamment préparée et directement visée de la main de l'Elysée ! «Emmanuel Macron était, bien sûr, au courant. Il l'a même approuvée», confie un ministre. «Edouard Philippe s'attendait depuis plusieurs jours à être interrogé sur Bayrou et cette fameuse histoire de pression sur France Inter. Il était important de lui rappeler qu'il doit accepter quelques règles de collectif et, surtout, une règle constitutionnelle simple : en France, il y a un Premier ministre, mais pas de vice-Premier ministre», tacle la garde rapprochée du chef de l'Etat.

 

Depuis les révélations sur des suspicions d'emplois fictifs au MoDem, la situation du garde des Sceaux est surveillée de très près à Matignon, comme à l'Elysée. Même s'il n'est pas question, pour le moment, de le débrancher : «Il n'y a pas l'ombre d'une interrogation sur sa présence au gouvernement. C'est un ministre d'Etat, un des poids lourds du gouvernement et il porte des textes de loi extrêmement importants. La question ne se pose donc même pas», évacue l'entourage de Philippe.

 

 

QUESTION DU JOUR. Edouard Philippe a-t-il eu raison de rappeler à l'ordre François Bayrou ?

 

 

Mardi après-midi, pourtant, en marge d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, François Bayrou a continué de souffler sur les braises, réagissant après la mise au point matinale de Matignon : «Chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire, je le dirai», a-t-il assumé, alors que «le Canard enchaîné» s'apprêtait à publier dans la soirée de nouvelles révélations concernant son ancienne assistante personnelle. «Il a juste réagi pour allumer un contre-feu avant la publication du Canard», décrypte-t-on à la République en marche. «De toute façon, avec Bayrou, il y aura ...

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