Assiégé par la rue, Assad encaisse le choc

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Le président syrien n'aurait utilisé que 20% de ses capacités de défense face aux manifestants.

Les visiteurs de Bachar el-Assad dressent le même constat: «Il ne m'a pas paru inquiet, ni même stressé», nous déclare l'un d'entre eux, qui souhaite rester anonyme. Face à la rue, déterminée à poursuivre la lutte pour renverser le régime, le sommet du pouvoir semble convaincu que le recours à la force lui a permis de contrôler la situation. Alors que son opposition peine à s'organiser, le raïs se sent conforté dans le choix du «tout répressif» qui est le sien, depuis le déclenchement mi-mars d'une révolte qui a fait plus de 2.200 morts et l'a isolé comme jamais sur la scène internationale.

Même si le pouvoir vient d'enregistrer sa première défection d'envergure -celle du procureur général de Hama- l'optimisme d'Assad n'est pas que de façade. «Le régime est encore solide, il ne va pas tomber dans les prochaines semaines», affirme un expert occidental à Damas, pourtant peu suspect de sympathie envers le clan Assad, qui dirige la Syrie depuis quarante ans

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