Assemblée : rentrée piégée pour Valls

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Assemblée : rentrée piégée pour Valls
Assemblée : rentrée piégée pour Valls

Mais où est donc passée ma majorité ? Telle est la question que pourrait se poser Manuel Valls en ce jour de rentrée parlementaire. Une rentrée dans un climat politique dégradé à l'extrême. En deux semaines à peine, un remaniement catastrophe à la suite de la « provoc de trop » du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, une cascade de couacs (35 heures, chômeurs fraudeurs...), la démission pour cause de scandale fiscal d'un secrétaire d'Etat (Thévenoud) neuf jours après sa nomination... Le tout sur fond de chiffres désespérants du chômage, de croissance en berne et de sondages en chute abyssale pour Hollande et Valls. Et pour couronner le tout, le déballage pathétique et assassin de l'ex-première dame déboulonne un peu plus la statue présidentielle. Dans ce marasme, voilà la gauche, presque à mi-mandat, plongée en plein doute et de plus en plus tentée de souffler avec les frondeurs, face à ce gouvernement social-libéral dans lequel elle ne se reconnaît guère.

Le spectre de la dissolution

Autant dire qu'à partir d'aujourd'hui, le Premier ministre, qui est aussi le chef de la majorité, va être contraint de naviguer à vue. De dénicher presque au coup par coup, texte après texte, suffisamment de députés pour voter ses réformes ou son budget. Quitte à aller les chercher dans d'autres familles politiques que la sienne, comme le fit son mentor Michel Rocard à la fin des années 1980.

Sauf que, là, le discrédit au sommet du pouvoir est tel qu'on voit mal qui volerait à son secours. Bien au contraire, à droite mais aussi à l'extrême droite, on crie de plus en plus fort à la dissolution. Avec un argument retors : l'engagement d'un certain François Hollande dans un livre paru en 2006 (« Devoirs de vérité ») alors qu'il était patron du PS. « Il est plus que nécessaire de rendre la parole au peuple français et de dissoudre l'Assemblée nationale [...] quand un pouvoir n'a plus de majorité pour ...

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  • bordo le mardi 9 sept 2014 à 12:03

    Le peuple est tout de même un truc un peu embêtant : il ne vote jamais comme on veut. Surtout quand il est trompé et méprisé.