Assemblée nationale : l'hommage à Charles Pasqua crée le malaise à gauche

le , mis à jour à 21:25
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Assemblée nationale : l'hommage à Charles Pasqua crée le malaise à gauche
Assemblée nationale : l'hommage à Charles Pasqua crée le malaise à gauche

S'il fallait une preuve supplémentaire de l'héritage contrasté laissé par Charles Pasqua, décédé lundi à l'âge de 88 ans, le début de la séance de questions au gouvernement de ce mardi est tombée à point nommé. Au micro, Christian Jacob, a tenu à exprimer, au nom du groupe Les Républicains dont il est le président, «une pensée émue pour celui qui fut un grand patriote et un grand serviteur de l'Etat». Les députés de droite se sont alors levés et ont commencé à applaudir, en hommage à l'ancien ministre de l'Intérieur.

Dans un premier temps les députés de gauche n'ont pas bougé, certains d'entre eux applaudissant timidement. Puis le Premier ministre Manuel Valls a décidé de prendre les choses en main. Après s'être levé pour se joindre à cet hommage, il a incité les membres du gouvernement et les députés de gauche à suivre son exemple par un geste. «Debout, debout», ont de leur côté crié certains députés de droite à l'adresse de leurs homologues de gauche restés assis sur les bancs de l'Assemblée.

VIDEO. L'hommage de Christian Jacob à Charles Pasqua

«Personne ne peut oublier, au delà des différences et du parcours de Charles Pasqua, qu'il fut gaulliste, qu'il avait une certaine idée de la République et de la France, et qu'il fut l'un des plus jeunes résistants de notre pays, a ensuite déclaré le Premier ministre. Et vous avez raison, a-t-il ajouté à l'adresse de Christian Jacob, il faut honorer la mémoire de Charles Pasqua.»

VIDEO. Manuel Valls : «Il faut honorer la mémoire de Charles Pasqua»

La scène n'a en tout cas pas manqué de suscité une certaine gêne chez les députés socialistes. Sur Twitter, le député du Cher Yann Galut a exprimé son embarras : «Malaise de nombreux députés socialistes et de gauche à l'idée d'honorer la mémoire de #Pasqua... on peut respecter sans en rajouter».

Malaise de nombreux députés socialistes et de Gauche à l'idée ...

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