Assemblée : les marathoniens du budget

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Assemblée : les marathoniens du budget
Assemblée : les marathoniens du budget

Il y a une semaine, les députés adoptaient le volet recettes du budget 2015. Hier, celui de la Sécurité sociale. Dans quelques jours, ils attaqueront les dépenses du projet de loi de finances, jusqu'au 18 novembre. Puis en décembre, ils s'attelleront à la loi de finances rectificative 2014. A l'Assemblée, le vote du budget, c'est au minimum deux mois de travaux et des centaines d'heures, y compris de nuit.

Pour courir le marathon budgétaire, il faut être un athlète. « J'en suis à mon 21 e budget. C'est vrai que, lorsqu'on se retrouve à 20 députés dans l'hémicycle, un vendredi à 3 heures du matin, on se demande parfois ce qu'on fait là ! Les gens sont morts ! » souffle l'énarque Charles de Courson (UDI), un ancien de la Cour des comptes, champion incontesté du sport budgétaire. « Le plus beau spécimen d'amendement que j'aie jamais vu, c'est 83 pages sur la réforme de la taxe professionnelle ! » s'émeut l'élu de la Marne. Vice-présidente de la commission des Finances, l'écologiste Eva Sas, diplômée de l'Essec, qui a passé le plus clair de sa carrière dans le privé où elle expertisait les comptes pour les comités d'entreprise, confirme : « C'est épuisant. En période budgétaire, c'est du 9 h 30- 1 heure du matin, témoigne l'élue de 41 ans, mère de 3 enfants. C'est frustrant aussi car nous avons peu de marge de manoeuvre. Mais il y a un vrai plaisir intellectuel à découvrir le sens politique des chiffres, ce qui s'y cache. C'est comme un travail d'enquête. »

L'opposition a aussi de solides athlètes

Epuisant ! C'est vrai aussi pour Gaby Charroux, maire communiste de Martigues (Bouches-du-Rhône). Ils ne sont que deux de son groupe à se relayer à la commission des Finances : « Je prends l'avion de 6 heures à Martigues. La semaine dernière, j'ai siégé jusqu'à 2 heures du matin, c'est monnaie courante », décrit cet ancien psychologue scolaire. « Ce n'était pas ma formation. ...

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