Assemblée : la réforme des retraites adoptée par les seuls socialistes

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Assemblée : la réforme des retraites adoptée par les seuls socialistes
Assemblée : la réforme des retraites adoptée par les seuls socialistes

«L'enjeu c'est de sauver notre système de retraites par répartition», avait plaidé Jean-Marc Ayrault dans l'après-midi. Le Premier ministre a été entendu, mais (à de très rares exceptions près) uniquement par ses troupes. Avec les seules voix socialistes, le projet de loi sur la réforme des retraites a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale par 270 votes pour et 249 contre (voir le détail dans l'encadré ci-dessous). Dans le même temps, des milliers de personnes battaient le pavé dans plusieurs centaines de villes à l'appel de trois syndicats, CGT, FSU et Solidaire.

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Comme annoncé, les deux alliés des socialistes, les Radicaux de gauche et les écologistes, se sont abstenus. Les députés du Front de gauche, mais aussi (pour des raisons évidemment différentes) ceux de l'UMP et de l'UDI ont voté contre ce texte défendu par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, qui prévoit notamment l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l'instauration d'un compte pénibilité.

Pour les écolos, «le compte n'y est pas»

Ce vote par les seuls députés socialistes, c'est la «preuve», selon la députée EELV de la Vienne, Véronique Massonneau, «du manque d'adhésion à cette réforme». A la tribune pour défendre la position de son groupe, l'élue s'est dite «déçue» par ce texte. Si elle a notamment salué «Ia prise en compte de la pénibilité», elle a dénoncé les «iniques mesures de financement». «Force est de constater que le compte n'y est pas.»

«Cette fameuse réforme des retraites n'est pas la réforme que nous souhaitions, c'est-à-dire la remise à plat du système», a expliqué Barbara Pompili, peu après le vote. La coprésidente du groupe écolo à l'Assemblée a reconnu «des avancées» mais estimé que «toute la question du financement pose ...

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