Assemblée : la galère des députées mères

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Assemblée : la galère des députées mères
Assemblée : la galère des députées mères

Elle n'en revient toujours pas. Alors qu'elle attendait son second enfant, dont elle a accouché il y a un mois, Seybah Dagoma s'est vu reprocher dans une assemblée générale des militants socialistes du Xe arrondissement, fin mai, son manque de présence sur le terrain. La jeune députée de Paris, qui a connu quelques soucis de santé durant sa grossesse, était évidemment absente ce jour-là. «Les gens n'étaient pas forcément au courant de sa grossesse, je me suis permis de les informer», explique, ennuyé, un militant.

«J'ai dû continuer de travailler jusqu'à mon accouchement»

La députée écologiste de l'Essonne, Eva Sas, qui a donné naissance en novembre à son troisième enfant, a subi le même genre de désagrément. Membre de la commission des Finances, elle participe à de nombreuses missions et fait pourtant partie des élus les plus actifs du Palais-Bourbon. Tout comme Seybah Dagoma, vice-présidente du groupe PS, qui a produit six rapports parlementaires depuis son élection en juin 2012. «Au final, j'ai dû continuer de travailler jusqu'à mon accouchement en répondant au téléphone et aux courriels. Mais il n'est pas normal que nous ne puissions pas nous faire remplacer par notre suppléant, ce n'est pas le signe d'une démocratie mûre», regrette-t-elle.

En juillet 2013, Sas avait présenté avec le groupe Ecologiste deux amendements dans le cadre du projet de loi sur le non-cumul des mandats (lire ci-dessous). Elle y pointait qu'aucune mesure ni aucun cadre juridique n'existaient pour les femmes enceintes du Parlement et demandait que le suppléant puisse remplacer une parlementaire pendant son congé maternité et parental. L'Assemblée avait rejeté les amendements au motif que la Constitution ne prévoit qu'un seul cas de figure pour le remplacement d'un député : sa nomination au gouvernement.

La ministre, «sur le principe favorable» à l'intervention d'un suppléant

Najat Vallaud-Belkacem, la ...

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  • mlaure13 le mardi 19 aout 2014 à 14:27

    Egalité, égalité...moi, j'ai dis égalité ?...Ca m'est bien égal pourtant ?!!!...:-)))

  • FullOil le mardi 19 aout 2014 à 00:06

    Pas heureuse elle laisse ses 5177€ nets par mois et elle va bosser à l'usine pour le smic.

  • M3366730 le lundi 18 aout 2014 à 23:35

    Pas d'accord, l'on vote pour un ou une député et pas pour un ou une remplaçante ; elles devraient aller voir ce qui se passe dans le privée.

  • M1903733 le lundi 18 aout 2014 à 19:23

    Moi je voudrais bien travailler mais pas me lever le matin avant 11h.

  • jbellet le lundi 18 aout 2014 à 17:41

    oser se plaindre a ce tarif c'est indécent

  • 11881561 le lundi 18 aout 2014 à 17:18

    Une solution economique supprimer LES SUPPLEANTS !

  • jfvl le lundi 18 aout 2014 à 16:19

    Les cadres féminins des entreprises assument, elles ne polluent pas l'entreprise avec leurs états d'âme.

  • LeRaleur le lundi 18 aout 2014 à 16:18

    Pour les miracles, c'est Lourdes pour les lourdeaux.

  • M4426670 le lundi 18 aout 2014 à 16:12

    Il faudrait que quelqu'un leur dise que l'égalité Homme - Femme est un miracle socialiste. Il lui faut juste un peu de temps pour exister, comme les baisses d'impots...... Pour les miracles, ils demandent 2 ans mini.

  • M4426670 le lundi 18 aout 2014 à 16:10

    On paie déja assez pour eux, on ne va pas, en plus , payer pour leur progéniture..........