Assemblée : la déchéance de nationalité divise à gauche... comme à droite

le , mis à jour à 14:53
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Assemblée : la déchéance de nationalité divise à gauche... comme à droite
Assemblée : la déchéance de nationalité divise à gauche... comme à droite

La division règne... partout ! Alors qu'elle est soumise au débat ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'examen du projet de loi constitutionnelle de «protection de la Nation», la déchéance de nationalité divise la gauche, mais aussi la droite. Ce mardi matin, jour des traditionnelles réunions de groupe, Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, ont chacun dû taper du poing sur la table.

A quelques heures de la reprise des débats sur cet article 2, devenu au fil des semaines un véritable casse-tête politique, Manuel Valls, s'est rendu à la réunion à huis clos des députés PS pour battre le rappel des troupes. «On ne peut pas découper en morceaux le serment du président. Voter contre c'est mettre en difficulté le gouvernement et mettre en minorité le président», a sermonné le Premier ministre.

Problème, cette disposition, annoncée par François Hollande au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis devant le Parlement réuni en Congrès, est vivement contestée dans les rangs socialistes. Les nouvelles écritures du texte, qui ne font plus référence à la binationalité notamment, n'ont pas apaisé tous les esprits. Si certains se sont laissés convaincre par la dernière version, une partie des socialistes continue de la refuser. Les frondeurs entendent ainsi se prononcer contre l'article 2 s'il est voté avec l'amendement de réécriture du gouvernement.

«On nous demandera des comptes»

A droite aussi, on a bien du mal à tomber d'accord. «Les avis sont partagés sur ce sujet. Il n'y aura pas de position unanime du groupe», a reconnu Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains, à l'issue d'une longue réunion de son groupe.

Une réunion au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a tapé du poing sur la table. «Que ceux qui ont toujours été contre votent contre, d'accord. Mais que ceux qui ont soutenu la déchéance par le passé changent d'avis, ça non ! François, j'ai lu ce que ...

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  • ccoudra2 il y a 10 mois

    J'ai vraiment honte pour mon pays.... Comment peut-on penser une seule seconde rendre permanent l'état d'urgence (état policier) dans la constitution dans un pays de droits de l'Homme. Comment peut-on penser une seule seconde aussi retirer la nationalité à un français, quoi qu'il fasse.La nationalité est sacrée. Elle est acquise/donnée à VIE. Si un français fait des crimes quel quels soient il y a la prison et les travaux forcés.