Assemblée : l'UMP attaque Ayrault sur la cohésion de sa majorité

le
2
Assemblée : l'UMP attaque Ayrault sur la cohésion de sa majorité
Assemblée : l'UMP attaque Ayrault sur la cohésion de sa majorité

Pour l'opposition, l'occasion était trop belle. Fragilisé par l'affaire Leonarda, la collégienne rom expulsée de France avec sa famille, le gouvernement a subi ce mardi les attaques de l'UMP. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a tiré le premier, estimant devant la presse que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devait «poser la question de confiance» à l'Assemblée nationale pour vérifier si «sa majorité, qui explose, le suit toujours». Une tirade réitérée par plusieurs de ses confrères lors des questions au gouvernement.

La Constitution donne en effet la possibilité au Premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale. Si celle-ci est refusée, le gouvernement doit alors démissionner. Mais Jean-Marc Ayrault a balayé cette hypothèse d'un revers de la main, estimant que son gouvernement recevrait «la confiance» d'une «large majorité de l'Assemblée nationale» à l'occasion du vote du budget 2014 ce mardi.

Cela lui permettra «de mettre en oeuvre le projet du président de la République, le redressement de la France, la bataille pour la croissance, pour l'emploi, la solidarité et la justice», a-t-il rétorqué au député UMP Xavier Bertrand. Ce dernier avait accusé le gouvernement d'être «profondément divisé» et François Hollande d'«abaisser la fonction présidentielle et la France» en s'adressant directement à la jeune Leonarda et en lui proposant de revenir dans l'Hexagone, sans sa famille.

«Passer de l'émotionnel au rationnel»

«Arrêtons cette exploitation politicienne (de l'affaire, ndlr), vous êtes dans une telle compétition entre vous», a également ironisé le Premier ministre, interpellant les ténors de l'UMP qui se disputeraient déjà, selon lui, la place de candidat à l'élection présidentielle 2017. «Il faut passer de l'émotionnel au rationnel, passer des calculs politiciens aux principes de la République», a-t-il aussi répondu à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 le mardi 22 oct 2013 à 17:47

    De temps à autre l'UMP sort de son sommeil et commente après la bataille un non évènement qui ne fait plus la une des journaux. Ils seront vainqueurs par défaut comme le furent les socialos, pauvre pays.

  • M4960905 le mardi 22 oct 2013 à 16:59

    Si il éjecte tous les nuls ,il na pas fini!Et quid de l'autoéjection?