Assemblée : ces étranges groupes d'amitié avec les dictateurs

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Assemblée : ces étranges groupes d'amitié avec les dictateurs
Assemblée : ces étranges groupes d'amitié avec les dictateurs

Comme une diplomatie parallèle. La France a rompu ses relations avec la Syrie en mai 2012. Mais les présidents des groupes France-Syrie de l'Assemblée et du Sénat ont tout de même décidé d'envoyer quatre parlementaires français à Damas, notamment pour y rencontrer Bachar Al-Assad. De quoi provoquer l'ire du gouvernement. Et remettre les fameux «groupes d'amitié» en lumière.

Rien qu'à l'Assemblée, on en compte 168. Objectif : donner «une dimension parlementaire aux relations diplomatiques traditionnelles» en tissant «un réseau de liens personnels entre les parlementaires français, leurs homologues étrangers et les acteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays concerné».

En matière de pays, justement, les députés ont l'embarras du choix. Et même de drôles de choix, malgré des critères d'agrément en apparence assez strictes -«existence d'un Parlement», «de relations diplomatiques avec la France», «appartenance du pays considéré à l'ONU». Outre la Syrie, donc, de nombreuses dictatures ont droit à leur groupe d'amitié. Kazakhstan, Soudan, Turkménistan, Zimbabwe...

Une groupe d'études sur la Corée du Nord

Le Yemen aussi, pays en proie à un chaos tel que Paris y a fermé son ambassade et appelle ses ressortissants à en partir après l'enlèvement d'une française en plein coeur de la capitale, Sanaa.

Pour les cas les plus délicats, comme la Libye ou... la Corée du Nord, on ne parle pas de groupe d'amitié mais de «groupe d'études à vocation internationale». Sauf que, précise le site de l'Assemblée, «en pratique, seule leur appellation distingue les groupes d'études à vocation internationale des groupes d'amitié, les premiers étant soumis aux mêmes règles et bénéficiant des mêmes moyens que les seconds».

Au palais Bourbon, certains n'hésitent pas à se démultiplier en matière «d'amitiés». Député UMP de la 11e circonscription des Français de ...

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