Assaut rebelle contre le village symbole de Dabiq en Syrie

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    BEYROUTH, 15 octobre (Reuters) - Les rebelles syriens 
soutenus par l'armée turque ont lancé samedi un assaut contre le 
village symbole de Dabiq, dans le nord-ouest de la Syrie, 
contrôlé par l'organisation Etat islamique, rapportent un chef 
rebelle impliqué dans l'offensive et l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH). 
    A Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé 
que les rebelles progressaient en direction de cette localité. 
    Situé au nord-est d'Alep, Dabiq n'est pas d'une importance 
stratégique majeure mais l'EI la présente comme le site de 
l'ultime bataille avant l'apocalypse entre musulmans et 
"infidèles" et a donné son nom à l'un de ses magazines publiés 
en ligne. 
    Selon l'OSDH, qui suit quotidiennement le conflit syrien 
depuis plus de cinq ans, l'organisation djihadiste a affecté 
1.200 combattants à la défense de la localité.  
    Plusieurs hameaux et villages auraient été pris, dont Irchaf 
et Ghaïtoune, ce qui permettrait d'encercler les djihadistes 
présents dans Dabiq.  
    L'offensive s'inscrit dans le cadre de l'opération "Bouclier 
de l'Euphrate" lancée le 24 août dernier par la Turquie et ses 
alliés parmi les groupes rebelles syriens avec un double 
objectif: repousser les djihadistes de la zone frontalière et 
empêcher les Kurdes syriens d'étendre les territoires sous leur 
contrôle dans le nord de la Syrie. 
    Selon un commandant rebelle impliqué dans "Bouclier de 
l'Euphrate", l'assaut sur Dabiq a débuté samedi matin. L'OSDH 
précise que les rebelles sont appuyés par des blindés et des 
avions turcs. 
    Des sources militaires turques indiquent de leur côté que 
l'opération pour le contrôle de Dabiq a véritablement commencé 
il y a dix jours. "Nous avons entrepris un effort pour prendre 
le contrôle de cette région depuis le sud. Des cibles de Daech 
sont frappées par des avions de chasse et l'artillerie turcs", a 
dit l'une de ces sources. 
 
 (Tom Perry et Angus McDowall avec Orhan Coskun à Ankara; 
Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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