Assaut de Saint-Denis : les terroristes n'ont tiré que... 11 coups de feu

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Des policiers du Raid, le 18 novembre 2015, lors d'un assaut contre un immeuble de Saint-Denis, dans lequel s'était replié le terroriste Abdelhamid Abaaoud.
Des policiers du Raid, le 18 novembre 2015, lors d'un assaut contre un immeuble de Saint-Denis, dans lequel s'était replié le terroriste Abdelhamid Abaaoud.

Et si les policiers du Raid, lors de leur intervention à Saint-Denis en novembre dernier, n'avaient fait en grande partie que répondre à leurs propres coups de feu ? C'est le sens des conclusions rendues par les experts de la police scientifique, selon un rapport que Mediapart a pu consulter et dont

Le Monde s'était déjà fait l'écho. Le 18 novembre, les gros bras du Raid étaient en effet intervenus en pleine nuit pour mettre hors d'état de nuire Abdelhamid Abaaoud, un des cerveaux présumés des attentats, qui avait trouvé refuge dans un squat de la banlieue parisienne. À ses côtés, dans le même appartement : sa cousine, Hasna Aït Boulhacen, et un deuxième terroriste, membre du commando des terrasses, identifié plus tard comme étant Chakib Akrouh. À la fin de l'opération policière, de l'immeuble ne restait plus qu'un tas de ruines, et les restes des trois terroristes.

Le Raid avait justifié cette opération musclée par la nécessité de ne prendre aucun risque, alors que la menace d'un surattentat existait bel et bien. Des intentions évidemment louables. Mais les policiers avaient également expliqué avoir fait l'objet d'un tir nourri de la part de leurs cibles. « Environ un tir toutes les demi-secondes », avait même confié au Point un policier présent au moment des opérations. Devant la presse, le procureur de la République de Paris avait quant à lui évoqué des « tirs très nourris et...

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  • M6445098 il y a 10 mois

    la fin justifie les moyens...