Assassinat de Nemtsov : le principal suspect aurait avoué sous la torture

le
2
Assassinat de Nemtsov : le principal suspect aurait avoué sous la torture
Assassinat de Nemtsov : le principal suspect aurait avoué sous la torture

Le principal suspect du meurtre de l'opposant russe Boris Nemtsov aurait apparemment formulé ses aveux sous la torture, a déclaré mercredi un membre du Conseil consultatif pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin après l'avoir vu en prison.

«Il y a des raisons de croire que Zaour Dadaïev a avoué sous la torture», a déclaré Andreï Babouchkine, précisant qu'il avait découvert «de nombreuses blessures» sur le corps de ce Russe tchétchène lorsqu'il lui a rendu une visite dans sa cellule mardi. Une autre membre du Conseil consultatif, journaliste d'un quotidien populaire russe, était présente.

«Nous ne pouvons pas affirmer qu'il a été torturé (...), mais nous avons découvert de nombreuses blessures sur son corps», a indiqué Andreï Babouchkine, précisant qu'il s'agissait notamment des «écorchures» de menottes sur les poignets et les jambes, ainsi que des blessures sur les doigts de pied.

Pour sauver un ami ?

Âgé d'une trentaine d'années, Zaour Dadaïev, ancien policier des forces spéciales tchétchènes, a affirmé à ses visiteurs avoir passé «deux jours, menotté et avec un sac en tissu sur la tête» après son arrestation la semaine dernière, selon Andreï Babouchkine. Il s'est plaint également d'avoir été privé de nourriture pendant 48 heures et de n'avoir pu boire que «trois ou quatre gorgées d'eau» durant cette période.

«On me criait tout le temps : "C'est toi qui as tué Nemtsov ?". Je répondais que non», a déclaré Zaour Dadaïev, selon les propos rapportés par Andreï Babouchkine.

Zaour Dadaïev a indiqué se trouver avec un ami et ancien collègue au moment de son arrestation en Ingouchie, une république voisine de la Tchétchénie. Les policiers «ont dit que si j'avouais, ils allaient le relâcher». «J'ai accepté en pensant que j'allais ainsi le sauver», a affirmé Zaour Dadaïev, toujours selon Andreï Babouchkine. «Je pensais que lorsque je serai emmené à Moscou, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Berg690 le mercredi 11 mar 2015 à 10:20

    Un peu comme à Guantánamo?

  • miony le mercredi 11 mar 2015 à 09:49

    Sous la torture on peut tout avouer, même les crimes des autres.