Assassinat de James Foley : y a-t-il eu deux bourreaux ?

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Assassinat de James Foley : y a-t-il eu deux bourreaux ?
Assassinat de James Foley : y a-t-il eu deux bourreaux ?

Les images ont fait le tour du monde : dans un désert, un homme vêtu de noir, encagoulé, explique face caméra qu'il s'apprête à décapiter le journaliste James Foley, agenouillé à ses côtés. Depuis plusieurs jours, les soupçons se portent sur un ancien rappeur londonien parti en Syrie. Or, des experts s'accordent à dire aujourd'hui que ce n'est pas un mais deux individus différents qui auraient pris part au crime.

Selon une société en analyse judiciaire qui collabore avec la police britannique, et citée par «The Times», l'assassinat de James Foley aurait été mis en scène, la véritable exécution ayant vraisemblablement eu lieu hors caméra.

Le fait que James Foley ne se débatte pas questionne les experts. Interrogé, l'un d'entre eux souligne qu'on ne voit pas de sang jaillir, même quand le couteau est porté au cou de la victime, à six reprises. Deux armes blanches différentes apparaissent d'ailleurs : l'un dans la main du bourreau, l'autre en arrière-plan.

De son côté, un expert judiciaire américain, cité par CNN, assure qu'il y a «assurément un changement d'acteurs». «Il y a des changements notables -ils sont subtils, mais notables-, dans leurs statures, leurs apparences physiques».

La chaîne d'information note aussi que l'homme en noir porte son fusil sur l'épaule gauche, de sorte qu'il puisse le saisir avec la main droite. Mais il tient son couteau de la main gauche, ce qui renforce le doute sur sa participation réelle à l'exécution.

Des sources gouvernementales britanniques, notamment citées par «The Telegraph», ont déclaré qu'il était possible que la voix entendue dans la vidéo, identifiée comme étant celle de «John», ne soit pas celle de l'homme masqué apparaissant dans le film. Selon elles, l'Etat islamique peut avoir ajouté après coup une voix britannique pour rendre plus difficile l'identification du tueur. La tache des enquêteurs s'annonce des plus ardues.

Un blogueur pense ...

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