Assassinat d'Hervé Gourdel : un crime perpétré par les Soldats du califat

le
0
Assassinat d'Hervé Gourdel : un crime perpétré par les Soldats du califat
Assassinat d'Hervé Gourdel : un crime perpétré par les Soldats du califat

Il était jusqu'à présent considéré comme un groupe de second plan au sein de la mouvance jihadiste. Avant que Jund al-Khalifa fi Ard al-Jazaïr ne signe mercredi l'assassinat d'Hervé Gourdel. Quelques heures après l'enlèvement, les Soldats du califat en Algérie, qui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique à la mi-juillet, s'étaient affichés aux côtés de leur otage, menaçant de l'exécuter si la France ne mettait pas un terme à son engagement au sein de la coalition. Devançant l'appel au meurtre lancé lundi par l'EI, ils ont concrétisé leur serment d'allégeance de la plus barbare des manières.

C'est aux premières heures de la sanglante guerre civile algérienne, au début des années 1990, que naît ce groupuscule, qui compterait entre 80 et 120 membres selon les services d'enquête spécialisés. Au cours de ces vingt dernières années, il a connu de multiples évolutions et autant d'engagements au gré de l'évolution des groupes extrémistes en Algérie : notamment dans les rangs du Groupe islamique armé (GIA), puis au sein du Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC) et enfin d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Au début de l'été, les premiers signes de rapprochement avec l'EI retiennent l'attention des services spécialisés, qui expliquent cette soudaine scission comme résultante d'une crise de gouvernance au sein d'Aqmi. Mi-juillet, l'allégeance est formalisée par un communiqué.

Un signe d'allégeance à l'EI

Gouri Abdelmalek, également connu sous le nom de guerre de Khaled Abou Souleïmane, est présenté comme le leader de ce groupe, dont le rayon d'action s'est longtemps cantonné au centre de l'Algérie. La scission avec Aqmi opérée, le groupe est rebaptisé Jund al-Khalifa et devient la première franchise de l'Etat islamique sur le continent africain. C'est peu dire que Gouri Abdelmalek, né en 1977 dans la commune de Si Mustapha, située à une cinquantaine de kilomètres à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant