Assange convaincu que le rapport de l'Onu va jouer en sa faveur

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    PARIS, 5 février (Reuters) - Le fondateur de Wikileaks 
Julian Assange, qui vit reclus depuis trois ans et demi dans 
l'ambassade d'Equateur à Londres, s'est dit vendredi convaincu 
que les conclusions d'une commission d'enquête de l'Onu allaient 
jouer en sa faveur.  
    La BBC a révélé jeudi que le groupe de travail sur la 
détention arbitraire de l'Onu, qui doit rendre ses conclusions 
ce vendredi, avait jugé que ces trois ans et demi constituaient 
une forme de détention arbitraire.      
    "Si les Nations unies décident en ma faveur, c'est 
véritablement quelque chose qui va nous renforcer", a estimé sur 
France Inter Julian Assange, dont les propos ont été traduits en 
français.  
    "C'est (cette réclusion-NDLR) une situation inacceptable 
n'importe où en Europe et je suis absolument certain que mes 
arguments et que les arguments des Nations unies vont jouer en 
ma faveur". 
    "L'Onu m'a fait un communiqué hier soir en réaction aux 
spéculations de la presse disant clairement sa détermination à 
dire que cette décision était contraignante contrairement à ce 
que disent les autres", a-t-il ajouté. "Ça pourrait inclure même 
des sanctions". 
    Une fois la décision du bureau de l'Onu officialisée, 
l'Australien de 44 ans a réaffirmé son intention de demander la 
restitution de son passeport.  
    Julian Assange vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de 
l'ambassade d'Equateur dans le quartier de Knightsbridge à 
Londres de crainte d'être extradé vers la Suède puis les 
Etats-Unis.  
    Il est sous le coup d'une enquête de la justice suédoise 
dans une affaire de viol qui remonterait à 2010. 
    Julian Assange, qui nie les faits qui lui sont reprochés en 
Suède, dit être la victime d'une chasse aux sorcières dirigée 
par les Etats-Unis après la divulgation de centaines de milliers 
de documents militaires et diplomatiques américains 
confidentiels sur le site WikiLeaks. 
    Les autorités suédoises ont fait savoir jeudi que la 
décision de l'Onu n'avait à leurs yeux aucun impact sur 
l'enquête en cours. La police britannique a prévenu quant à elle 
que Julian Assange serait interpellé s'il quittait l'ambassade 
équatorienne.   
 
 (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guerniguou) 
 
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