Assad veut qu'Astana serve la "réconciliation" en Syrie

le
0
    BEYROUTH, 19 janvier (Reuters) - Bachar al Assad espère que 
les négociations qui doivent se tenir à Astana sous l'égide de 
la Russie permettront de conclure des accords de 
"réconciliation" locaux entre le gouvernement syrien et des 
groupes rebelles, qui accepteraient de déposer les armes en 
échange d'une amnistie. 
    Dans un entretien accordé à une chaîne télévisée japonaise, 
dont des extraits sont diffusés sur le compte Twitter de la 
présidence syrienne, Assad dit ne pas savoir si les pourparlers 
prévus la semaine prochaine produiront un "dialogue politique" 
en raison de l'incertitude sur l'identité des participants. 
    Il affirme néanmoins espérer qu'il s'agira d'une plateforme 
permettant de discuter "de tout" avec les rebelles. 
    "Pour l'instant, nous pensons que (la conférence) d'Astana 
prendra la forme de discussions avec les groupes terroristes à 
propos d'un cessez-le-feu", dit-il. 
    L'objectif de ces discussions, ajoute Assad, est de parvenir 
à conclure des accords de réconciliation locaux, la méthode de 
"pacification" privilégiée par le gouvernement syrien pour 
reprendre le contrôle de nombreux secteurs insurgés, notamment 
dans la région de Damas, généralement après des années de siège 
implacable et de bombardements. 
    Plusieurs groupes rebelles combattant sous la bannière de 
l'Armée syrienne libre (ASL) ont annoncé leur participation aux 
discussions d'Astana. 
    L'ASL est soutenue par la Turquie, qui a récemment révisé 
ses objectifs en Syrie en renonçant à réclamer le départ d'Assad 
pour concentrer ses efforts contre l'organisation djihadiste 
Etat islamique (EI) et les milices kurdes. 
    Ankara et avec Moscou et Téhéran, les deux principaux du 
régime de Damas, le troisième parrain des pourparlers programmés 
dans la capitale kazakhe. 
    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a 
par ailleurs annoncé jeudi que les Etats-Unis avaient aussi été 
invités à participer aux discussions, rapporte l'agence russe 
Ria. 
    La réunion d'Astana devrait ainsi constituer la première 
pierre du rapprochement annoncé entre Moscou et l'administration 
de Donald Trump, qui prend ses fonctions ce vendredi, sur le 
dossier syrien. 
 
 (Tom Perry, avec Mohamed el Sherif au Caire et Polina Devitt à 
Moscou, Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant