Assad se dit prêt à former un gouvernement avec des opposants

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    * Les zones de contrôle en Syrie http://reut.rs/1oGX5gm 
    * La reprise de Palmyre : http://tmsnrt.rs/1RFfhO8 
 
 (Actualisé avec réaction des Etats-Unis §§ 2 et 8-9) 
    MOSCOU/BEYROUTH, 30 mars (Reuters) - Le président Bachar al 
Assad a jugé mercredi qu'il ne serait pas difficile de se mettre 
d'accord sur un nouveau gouvernement syrien comprenant des 
représentants de l'opposition mais ses adversaires ont une 
nouvelle fois catégoriquement exclu son maintien au pouvoir. 
    Les Etats-Unis ont également opposé une fin de non recevoir 
à cette proposition. 
    Dans un entretien accordé à l'agence de presse russe RIA 
trois jours après la reconquête de Palmyre, il a précisé qu'un 
projet de nouvelle constitution pourrait être prêt en quelques 
semaines.  
    Un accord pourra aussi être trouvé sur un gouvernement 
comptant dans ses rangs des membres de l'opposition et des 
personnalités indépendantes, a-t-il estimé. 
    La répartition des portefeuilles ministériels et les 
questions techniques devront faire l'objet de discussions à 
Genève, lors des négociations qui doivent reprendre le mois 
prochain, a-t-il ajouté. "Ce ne sont pas des questions 
difficiles", a-t-il assuré. 
    Les négociateurs de l'opposition syrienne ont aussitôt 
rejeté ces propos, réaffirmant qu'une solution politique ne 
pouvait résulter que de la formation d'une autorité de 
transition dotée des pleins pouvoirs et excluant Assad. 
    "Un gouvernement, même présenté comme 'nouveau', ne peut 
s'inscrire dans le processus politique si Bachar al Assad reste 
en place", a dit George Sabra, membre du Haut Conseil des 
négociations (HCN), la principale alliance de l'opposition. "Ce 
dont parle Bachar al Assad n'a rien à voir avec le processus 
politique." 
    Les Etats-Unis ont fait savoir que la présence du président 
syrien dans un nouveau gouvernement de coalition était "hors de 
question". 
    "Je ne sais pas s'il s'est imaginé comme faisant partie de 
ce gouvernement d'union nationale. A l'évidence, c'est hors de 
question pour nous," a déclaré Josh Earnest, porte-parole de la 
Maison blanche. 
    Dans son entretien accordé à RIA, le président syrien 
affirme que la guerre qui dure depuis cinq ans a coûté plus de 
200 milliards de dollars à son pays. 
    Après avoir chassé de Palmyre les djihadistes de l'Etat 
islamique (EI), avec l'appui de l'aviation russe, il tourne 
maintenant ses regards vers Rakka, bastion des islamistes dans 
l'est de la Syrie, et la province de Daïr az Zour. 
    "Après avoir libéré Palmyre, il est nécessaire d'avancer 
vers l'est du pays, notamment vers Daïr az Zour", dit-il. "En 
même temps, nous devons nous diriger vers Rakka, le principal 
bastion de l'EI." 
 
 (Jack Stubbs et Lisa Barrington, avec Dominic Evans, Vladimir 
Soldatkin et Stephen Kalin; Guy Kerivel et Danielle Rouquié pour 
le service français) 
 
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