Assad n'a aucun rôle à jouer dans l'avenir de la Syrie-Fabius

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(Actualisé tout du long) par John Irish NEW YORK, 26 septembre (Reuters) - Le président Bachar al Assad ne pourra jouer aucun rôle dans le cadre d'une future transition politique en Syrie car il n'aurait aucune crédibilité aux yeux de son peuple après quatre ans de conflit dont une bonne partie des victimes est imputable au régime de Damas, a déclaré samedi à New York le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Certains responsables occidentaux, ces dernières semaines, ont laissé entendre que le numéro un syrien pourrait jouer un rôle dans le cadre d'une solution politique négociée à la crise, après plus de quatre ans d'une guerre qui a fait 240.000 morts. Exposant les objectifs de la France pour l'Assemblée générale des Nations unies, Laurent Fabius a déclaré que si le départ immédiat d'Assad ne devait pas être la condition préalable à des négociations, il était clair que l'homme responsable de 80% des morts en Syrie ne pourrait jouer aucun rôle à l'avenir. "Il (Assad) est le premier responsable du chaos actuel", a estimé Laurent Fabius. "Si on dit aux Syriens que l'avenir passe par Assad, c'est s'exposer à un échec", a continué le ministre français. Laurent Fabius a appelé de ses voeux un front uni des Européens, face aux divergences d'approche qui existent concernant l'avenir d'Assad. Laurent Fabius a indiqué qu'il soutenait l'initiative de l'émissaire spécial de l'Onu Staffan de Mistura consistant à travailler à une transition politique s'appuyant sur le "communiqué de Genève" de 2012, document exposant les lignes directrices d'un chemin vers la paix et la transition politique en Syrie. "Nous devons redoubler d'efforts", a dit le ministre français, ajoutant qu'il discuterait du dossier syrien avec des acteurs clés du dossier, américains, turcs, iraniens, russes et saoudiens, dans les jours qui viennent. Quant à la Russie, qui a renforcé récemment sa présence militaire en Syrie, où elle est l'alliée du régime, il a estimé que ses intentions n'étaient pas encore claires et il a dit son espoir de voir Moscou fournir des éclaircissements dans les jours à venir. Concernant le Proche-Orient, il a dit que la France allait appuyer une initiative destinée à relancer le processus de paix, car, dit-il, le groupe djihadiste Etat islamique (EI) risquerait de profiter du statu quo. "Si on attendait sans rien faire, ce serait prendre le risque de laisser Daech (l'Etat islamique) se saisir de la cause palestinienne", a dit Laurent Fabius. "La France ne baissera pas les bras. Il y a un double risque d'enlisement et d'embrasement", a-t-il continué. (Eric Faye pour le service français)

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  • a.guer le dimanche 27 sept 2015 à 08:49

    Il nous faudra encore combien de temps et combien de morts pour admettre enfin que dans ces pays, seul un bon dictateur est à même d'assurer l’ordre ?

  • aerosp le dimanche 27 sept 2015 à 07:58

    Qu'avons nous fait pour mériter ce type

  • janaliz le dimanche 27 sept 2015 à 00:11

    Pauvre fabius ! Et lui aucun dans les 20 ans à venir...