Assad donne sa définition d'un cessez-le-feu

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    BEYROUTH, 15 février (Reuters) - Bachar al Assad a déclaré 
lundi soir qu'un cessez-le-feu ne signifiait pas que chaque 
partie impliquée dans le conflit syrien aurait à stopper l'usage 
des armes. 
    Cité par la télévision, le président syrien a aussi estimé 
qu'il serait impossible de mettre en place dans le délai prévu 
d'une semaine la "cessation des hostilités" négociée la semaine 
dernière à Munich par les puissances du Groupe internationale de 
soutien à la Syrie (GISS). 
    "Pour ce qui est d'un cessez-le-feu, d'un arrêt des 
opérations, s'il devait se produire, il ne signifierait pas que 
chaque partie cessera d'utiliser les armes", a-t-il dit. 
    "Un cessez-le-feu signifie en premier lieu empêcher les 
terroristes de renforcer leurs positions. Les mouvements 
d'armes, d'équipements ou de terroristes ou la fortification de 
(leurs) positions ne seront pas autorisés", a-t-il poursuivi. 
    "Combattre le terrorisme est pour nous la priorité du moment 
et la priorité à l'avenir", a redit le président syrien. 
    Adopté dans la nuit de jeudi à vendredi dernier à Munich, 
l'accord de "cessation des hostilités" prévoit aussi des 
livraisons d'aide humanitaire.  
    Il doit théoriquement entrer en vigueur dans un délai d'une 
semaine. Mais les offensives lancées par l'armée syrienne, 
soutenue par l'aviation russe, se sont poursuivies depuis sans 
relâche.     
    La Russie, par la voie de son ministre des Affaires 
étrangères Sergueï Lavrov, a précisé quant à elle que les raids, 
officiellement dirigés contre les groupes djihadistes de l'Etat 
islamique et du Front al Nosra, se poursuivraient après son 
entrée en vigueur. 
    L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, est arrivé lundi à Damas, où il doit notamment 
rencontrer le chef de la diplomatie syrienne.   
    Le diplomatie italo-suédois a suspendu le 3 février dernier 
les négociations de Genève entre les représentants du pouvoir 
syrien et de l'opposition. Les discussions sont censées 
reprendre le 25 février. 
 
 (Lisa Barrington; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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