Assad dément l'utilisation d'armes chimiques par ses forces

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WASHINGTON, 27 mars (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad a rejeté vendredi les accusations selon lesquelles ses forces ont fait usage d'armes chimiques le 16 mars contre Sarmine, un village de la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays. "Cela fait partie de la propagande malveillante contre la Syrie. D'abord, le chlore n'est pas un gaz de combat. Tout le monde peut s'en procurer un peu partout", a-t-il dit dans une interview à la chaîne de télévision américaine CBS qui sera diffusée dimanche dans le programme "60 Minutes". "Le gaz chloré n'est pas très efficace. Il n'est pas utilisé en tant que gaz de combat. Les armes conventionnelles sont bien plus importantes que le chlore", a poursuivi le raïs syrien. "Et s'il était très efficace, les terroristes l'auraient utilisé à une plus grande échelle." L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a fait savoir jeudi qu'elle allait enquêter sur les allégations d'attaque à l'arme chimique à Sarmine, près de la frontière turque, où six personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche de l'opposition syrienne, l'attaque a été commise par les forces gouvernementales syriennes. Du gaz, probablement du chlore, a été libéré lors du largage de barils d'explosifs depuis des hélicoptères, affirme l'OSDH. Conformément à un accord négocié par les Etats-Unis et la Russie en septembre 2013, Damas a accepté le démantèlement et la destruction de son arsenal militaire chimique. Plus de 1.300 tonnes de composants chimiques toxiques ont été depuis livrées par la Syrie. (Doina Chiacu, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)

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