Aspirine : un usage préventif limité

le
0
Ce médicament induit des modifications de la coagulation avec un risque accru d'hémorragie.

L'annonce par une équipe britannique d'un effet préventif de l'aspirine sur la mortalité par cancer, quelle qu'en soit la localisation, ou presque, est une information inédite, révolutionnaire. Pour autant, faut-il désormais délivrer de l'aspirine à faibles doses à tous les plus de 50 ans dans le cadre d'une politique de lutte contre le cancer? Dans les années 1980, la démonstration d'un effet préventif de l'aspirine sur le risque cardio-vasculaire avait déjà soulevé la question de sa prescription élargie dans un but de prévention primaire à une large population. Mais ce médicament induisant des modifications de la coagulation avec un risque accru d'hémorragie, même à faible dose, cette idée avait été récusée.

L'aspirine ou acide acétylsalicylique est une molécule antalgique, anti-inflammatoire, antiagrégant plaquettaire (c'est-à-dire qu'elle augmente la fluidité du sang). Ses propriétés antalgiques et anti-inflammatoires tiennent à son action inhib

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant