Asloum-Paire, le couple inattendu

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Asloum-Paire, le couple inattendu
Asloum-Paire, le couple inattendu

Ces deux-là n'auraient pas dû se rencontrer. Au départ, ils n'avaient rien en commun. A gauche, dans le coin bleu, Brahim Asloum, champion olympique de boxe à Sydney en 2000, et grand frère d'une équipe de France revenue triomphante des Jeux olympiques de Rio avec un discours fraternel et républicain dont le consultant télé fut le porte-parole.

A droite, dans le coin rouge, Benoît Paire, joueur de tennis de son état (47e à l'ATP), rentré des Jeux avec une image brouillée, celle d'un enfant (trop) gâté du tennis, exclu de l'équipe de France pour n'avoir pas assez fréquenté le village olympique. L'Avignonnais est devenu, malgré lui, le symbole des champions qui crachent dans la soupe, sur le maillot et l'esprit olympique. Tout le contraire d'Asloum.

Ces deux-là, pourtant, ont travaillé ensemble pendant deux mois dans les sous-sols d'une salle de sport, le CMG Sports Club dans le XVIIe arrondissement de Paris. Asloum est devenu le préparateur physique du tennisman, qu'il ne connaissait pas il y a six mois. « Avant de rencontrer Benoît, l'image que j'avais de lui, c'était celle d'une tête de con, comme tout le monde. Je n'ai pas apprécié son comportement à Rio, je le lui ai dit. Un champion a des droits mais surtout des devoirs qu'il n'a pas remplis. Il en a convenu en m'expliquant que personne ne connaissait non plus toute l'histoire. Cela réglé, nous avons commencé à bosser ensemble », raconte le champion olympique.

« Cette rencontre s'est faite à mon initiative, renchérit Paire. Je cherchais un préparateur en complément du travail de mon entraîneur Thierry Champion, et des proches m'ont parlé de Brahim. Nous avons eu une longue discussion pour mettre les choses au point. Je n'y connais pas grand-chose en boxe mais je cherchais à me faire mal, bosser dur et faire de gros efforts. J'ai un mental plutôt friable, j'ai tendance à lâcher les points importants. Je voulais une méthode qui ne me ferait plus rien ...

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