Arturo Samassa, une part du Stade Malherbe qui s'en est allé

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Arturo Samassa, une part du Stade Malherbe qui s'en est allé
Arturo Samassa, une part du Stade Malherbe qui s'en est allé

Lundi, Arturo Samassa, 80 ans, dont 40 passés au Stade Malherbe de Caen, a définitivement fermé les yeux. Dans les minutes qui ont suivi l'annonce de la nouvelle, les hommages se sont multipliés de la part des anciens joueurs du SMC. Zoom sur un bénévole qui a joué le rôle de grand frère, de père, puis de grand-père auprès de bon nombre de joueurs caennais.

Lundi soir, la nouvelle a créé le choc du côté du Stade Malherbe. À 19h57, le club publiait un communiqué sur son site internet annonçant le décès d'Arturo Samassa, à l'âge de 80 ans. Homme de l'ombre, Arturo était intendant à Caen depuis 40 ans. Le bénévole était présent à tous les matchs du SMC, à domicile comme à l'extérieur, au bord du terrain, entre l'entraîneur et le quatrième arbitre. Il préparait les feuilles de match et jouait le rôle d'intermédiaire avec le corps arbitral. Mais surtout, il était une des fondations du stade d'Ornano, un point de repère et un confident pour tous les joueurs passés par Caen. Alors, quand Arturo s'en est allé, ce sont eux, les joueurs, qui ont eu le plus la boule au ventre. "Ça faisait un moment que je ne l'avais pas eu au téléphone. Je savais qu'il avait quelques problèmes de santé, mais ça m'a vraiment choqué", explique Thomas Heurtaux, ému, qui l'a côtoyé pendant trois ans. "Quand je suis arrivé au club, je suis devenu ami au lycée avec son petit-fils. J'avais donc un rapport un peu différent des autres joueurs avec lui. Parce que je connais très bien Guillaume", précise Thomas Heurtaux.

Trésorier, dirigeant, intendant, kiné, préposé aux sandwiches…


Arturo est né à Udine, en Italie. Forcément, son premier coup de cœur, il l'a eu pour les Bianconeri. "Quand il a su que je partais à Udinese, il était comme un fou. Di Natale était son idole, et j'allais jouer avec lui. L'été dernier, je lui avais ramené deux maillots, un de moi, et un de Di Natale, dédicacé par toute l'équipe. Ça lui avait fait énormément plaisir", se souvient Thomas Heurtaux. Arturo débarque quelques années plus tard dans le Calvados. À la sortie du lycée, il reprend l'entreprise familiale de peinture en bâtiment. En 1975, il crée son premier lien avec le Stade Malherbe. Son fils est repéré par l'entraîneur du moment, Jacques Mouilleron. Arturo ne veut pas en louper une, et fait tous les déplacements pour suivre son fils. Il finit par s'occuper des minimes.

Devant son engouement, le club lui propose de prendre une place plus importante au sein de l'organisation. Au début des années 1980, il intègre le staff de l'équipe première et passe par toutes les fonctions : trésorier, intendant, et même kiné. "Petit à petit, je me suis retrouvé à tout faire au…




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