Arter, le c½ur et les larmes

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Arter, le cœur et les larmes
Arter, le cœur et les larmes

D'un côté, il y a le pilier d'un groupe qui ne cesse d'impressionner en Premier League. De l'autre, il y a l'homme, bouleversé par le décès de sa fille en décembre dernier, qui ne voit désormais plus la vie de la même façon, mais qui continue de toujours taper plus haut, plus fort. Harry Arter est là, entre un volume de jeu énorme et des copies XXL, alors que le Bournemouth d'Eddie Howe sourit pleinement au plus haut niveau.

Un bureau froid, un buste de Churchill, mais des traits de personnalité qui transpirent. De son propre aveu, Eddie Howe est un perfectionniste qui refuse d'apparaître comme un "dictateur" auprès de ses joueurs. L'homme sait simplement où il veut aller, vers quoi et connaît les contours de sa philosophie avec exactitude. "Ce dont mes joueurs n'ont pas envie, c'est que j'arrive un jour pour leur demander : "Qu'est-ce-que vous pensez les gars?" Je ne pense pas que c'est comme ça que ça marche. Je suis très dur sur ce que je veux." Alors, il préfère coller ses dogmes sur les murs de sa pièce avec douze axes définis, dont un tiré de la légende américaine du basket John Wooden : "Make each day your masterpiece."


C'est là, dans ce bureau, que Howe a façonné son Bournemouth, celui qu'il porte depuis huit ans – avec une coupure de neuf fois à Burnley – et qu'il a emmené en Premier League pour la première fois de son histoire. C'est là aussi qu'il reçoit ses joueurs, souvent, et qu'il a fait ses choix pour dessiner les contours et l'âme de son effectif. Comme lors de cette journée de l'été 2010 où, face à Eddie Howe, se trouve Harry Arter. Bournemouth vient juste de grimper en League One, et son coach n'a que trente-deux ans. Arter a alors été repéré à Woking, en Conference South, par l'assistant de Howe, Jason Tindall, et est convoqué par le boss des Cherries dans son bureau. "Cela ressemblait davantage à un entretien d'embauche, expliquera plus tard le milieu relayeur dans une interview donnée à l'Independent. Il m'a demandé ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas, ma philosophie par rapport au football, jusqu'où j'étais prêt à aller. J'avais déjà le rêve de jouer en Premier League et je lui ai dit. Je me rappelle qu'il avait partagé la même vision et je pense qu'il m'a jugé sur ce premier rendez-vous." Pour ne plus le lâcher.

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